« On ne va pas aller signaler un enfant qui ne veut pas donner la main à sa camarade » déclare Adrien Taquet
Alors que la question de la radicalisation est au cœur du débat après la tuerie de la Préfecture, les récentes déclarations du ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer sur les signes inquiétants chez les enfants ont fait polémique.

« On ne va pas aller signaler un enfant qui ne veut pas donner la main à sa camarade » déclare Adrien Taquet

Alors que la question de la radicalisation est au cœur du débat après la tuerie de la Préfecture, les récentes déclarations du ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer sur les signes inquiétants chez les enfants ont fait polémique.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« C’est peut-être un signe qu’il faut prendre en considération parmi d’autres, tel un faisceau d’indices, pour autant on ne va pas aller signaler un enfant qui ne veut pas donner la main à sa camarade » justifie le secrétaire d’Etat Adrien Taquet, secrétaire d’Etat à la protection de l’enfance auprès de la Ministre des Solidarités et de la Santé. Interviewé ce dimanche sur BFM, Jean-Michel Blanquer a en effet évoqué « des petits garçons qui refusent de tenir la main à une petite fille » et déclaré que « si cela débouche sur un problème plus grave, on le signale ».

« Ce que Jean-Michel Blanquer voulait dire, c'est qu'il faut être attentif » explique-t-il. Interrogé sur la polémique autour de la mère voilée prise à partie par un élu RN lors d’une sortie scolaire au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, le secrétaire d’Etat dénonce « une confusion et une instrumentalisation la plus totale » de la part du RN.

 

Adrien Taquet sur le voile
03:09

« C'est quelque chose qu'on ne souhaite pas encourager, le fait que les mères puissent être voilées dans l'accompagnement de sortie scolaire, le voile est plutôt en contradiction avec un certain nombre de principes en lesquels nous croyons » détaille Adrien Taquet. « Pour autant ce n'est pas interdit, et il n'y a pas de raison d'essayer de créer la confusion et de dresser les Français les uns contre les autres. »

Le secrétaire d’Etat déplore un comportement électoraliste, en plein conseil régional et devant une classe d’enfants : « Moi j'étais ravi de voir qu'il y avait des enfants dans les tribunes du conseil régional » déclare-t-il. « C'est un exercice de démocratie auquel ils ont pris part et qui a été gâché par la démagogie du RN ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Iran Israel Usa : U.S. and Israeli Forces Strike Tehran as Part of Major Military Offensive
7min

Politique

Iran : « Les institutions iraniennes peuvent continuer de fonctionner quand bien même leurs dirigeants seraient éliminés »

Après la confirmation de la mort du guide suprême ce dimanche 1er mars, l’Iran rentre dans l’après-Khamenei. Que prévoient les institutions iraniennes pour remplacer le guide suprême ? Le régime peut-il tenir après avoir perdu son chef ? Qui pourrait émerger pour le remplacer ? La chercheuse Amélie M. Chelly, auteure de Iran : autopsie du chiisme politique (Ed. du Cerf), répond à nos questions.

Le

President Donald Trump Returns to the White House, Washington, District of Columbia, United States – 01 Mar 2026
8min

Politique

Guerre en Iran : comment Donald Trump peut-il justifier l’intervention auprès des Américains ?

En participant aux côtés de Israel à l’opération militaire en Iran, Donald Trump pourrait déconcerter son électorat qui a voté pour la promesse de la fin des guerres américaines au Moyen-Orient, coûteuses en hommes et en deniers publics. Depuis le début des frappes samedi matin, le président américain et son administration peinent à justifier cette opération tout en n’excluant pas l’envoi de troupes au sol. Rédhibitoire pour une bonne partie de la population américaine.

Le

« On ne va pas aller signaler un enfant qui ne veut pas donner la main à sa camarade » déclare Adrien Taquet
3min

Politique

Guerre en Iran : « La France est en guerre depuis ce matin », estime le général Vincent Desportes

Dans un contexte de contagion de la guerre à l’ensemble du Moyen-Orient après l’intervention israélo-américaine en Iran, la France a annoncé mener « des actions défensives proportionnées. » Une position qui implique de « prendre part » à cette guerre, explique le général Vincent Desportes, qui a aussi rappelé que les intérêts politiques et économiques poursuivis par Donald Trump dans cette intervention.

Le