Ordonnances: pour les députés communistes, « la bataille ne fait que commencer »
"La bataille ne fait que commencer" contre la "casse sociale" des ordonnances portant une nouvelle réforme du code du travail,...

Ordonnances: pour les députés communistes, « la bataille ne fait que commencer »

"La bataille ne fait que commencer" contre la "casse sociale" des ordonnances portant une nouvelle réforme du code du travail,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

"La bataille ne fait que commencer" contre la "casse sociale" des ordonnances portant une nouvelle réforme du code du travail, qui "ravit la droite et le Medef", a assuré jeudi le porte-parole des députés communistes, Pierre Dharréville.

Après le vote en commission des Affaires sociales, quasiment sans changement, du projet de loi habilitant le gouvernement à légiférer par ordonnances pour le "renforcement du dialogue social", M. Dharréville a jugé que le "caractère résolument libéral de ce texte" était confirmé par le "soutien" du groupe LR à la majorité REM, dans un communiqué.

Pour ce nouveau député des Bouches-du-Rhône (13ème circonscription), les ordonnances sont porteuses d'"une réforme qui ravit la droite et le Medef et sur laquelle les organisations de salariés ont émis de grandes réserves".

"Sous couvert de dialogue social, ce projet prévoit d'organiser une entreprise de démolition en règle du Code du Travail. La bataille ne fait pour nous que commencer. Il n'y a pas de majorité populaire pour cette casse sociale", selon le porte-parole des députés communistes.

Ce membre de la commission des Affaires sociales a aussi vu comme un "symbole des dérives annoncées" que "l'un des premiers gestes du gouvernement soit de dessaisir le Parlement de ses prérogatives sur un sujet aussi sensible et central".

"Preuve du manque d'ouverture de la majorité, aucun amendement n'a été retenu par la majorité hormis celui, anecdotique, proposé par le rapporteur", a encore critiqué M. Dharréville.

Le groupe des députés communistes avait déposé 27 amendements, principalement de suppression.

Cette nouvelle réforme controversée du Code du Travail couvre plusieurs engagements du candidat Emmanuel Macron: modification des domaines de négociation réservés à la branche professionnelle et à l'entreprise, fusion des instances représentatives du personnel, barème obligatoire des dommages et intérêts pour licenciement abusif...

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le