Ouïghours : Jean-Yves Le Drian demande l’envoi d’« une mission d’experts internationaux » en Chine « le plus vite possible »
Lors des questions d’actualité au gouvernement au Sénat, Jean-Yves Le Drian a réaffirmé ses paroles tenues devant les Nations Unies et en dénonçant un « système de répression institutionnalisé » des Ouïghours par la Chine.

Ouïghours : Jean-Yves Le Drian demande l’envoi d’« une mission d’experts internationaux » en Chine « le plus vite possible »

Lors des questions d’actualité au gouvernement au Sénat, Jean-Yves Le Drian a réaffirmé ses paroles tenues devant les Nations Unies et en dénonçant un « système de répression institutionnalisé » des Ouïghours par la Chine.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Interrogé par la sénatrice écologiste Esther Benbassa sur les exactions commises sur les musulmans Ouïghours par le pouvoir chinois, le ministre de l’Europe et des affaires étrangères a tenu à réaffirmer ses propos tenus fin janvier devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

« Les stérilisations forcées, les abus sexuels dans les camps, les disparitions, les détentions massives, le travail forcé, la destruction du patrimoine culturel, à commencer par les lieux de culte, la mise sous surveillance de la population… Tout cela est attesté. C’est pourquoi, au nom de la France […] J’ai évoqué le fait qu’il s’agissait d’un système de surveillance et de répression à grande échelle […] Je le redis ici devant le Sénat ».

Le ministre a également réitéré son appel « pour qu’une mission impartiale, indépendante d’experts internationaux puisse se rendre dans le Xinjiang le plus vite possible sous la responsabilité de la Haut-commissaire aux droits de l’Homme Madame Bachelet. C’est de la conclusion de cette mission, « qu’une position commune » des Etats membres de l’UE pourra être définie.

Jean-Yves Le Drian a également mis en garde les entreprises françaises « pour qu’elles exercent la plus grande vigilance sur les risques liés à la chaîne de valeur et la nécessité de prévenir des atteintes graves aux droits fondamentaux des Ouïghours ».

Enfin en ce qui concerne l’accord de principe sur l’accord global d’investissements (AGI) entre l’Union Européenne (UE) et la Chine, le ministre indique que la France a œuvré pour que l’obligation de souscrire à la convention internationale sur le travail forcé « soit mise sur la table ». « Et on entend bien la faire respecter ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Ouïghours : Jean-Yves Le Drian demande l’envoi d’« une mission d’experts internationaux » en Chine « le plus vite possible »
3min

Politique

Après son arrivée chez Grasset, relié à Vincent Bolloré, Boualem Sansal assure ne « pas du tout » se rapprocher de l’extrême-droite 

Invité de la matinale de Public Sénat ce mardi 14 avril, Boualem Sansal est revenu sur son récent départ de Gallimard, son éditeur historique, vers Grasset, relié au milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Interrogé sur ce choix et sur d’hypothétiques liens avec l’extrême-droite, l’écrivain franco-algérien assure ne « pas du tout » se rapprocher de ce camp politique et dit « picorer » ses idées « à droite » et « à gauche ».

Le

36071660134
5min

Politique

« La République a besoin de votre voix » : au Sénat, collégiens et lycéens dissertent sur la liberté d’expression lors d’un concours d’éloquence

Plusieurs dizaines de collégiens et lycéens, principalement originaires de Seine-Saint-Denis, se sont affrontés lors de la 8ème édition du Concours d'éloquence de la jeunesse, lundi 13 avril, au Sénat. L’occasion de philosopher sur les limites de la liberté d’expression et d’ « affirmer sa place dans la société », comme les y a invités le sénateur Ahmed Laouedj.

Le

Paris mouvement des avocats contre le projet de loi SURE
6min

Politique

Justice criminelle : devant le Sénat, les avocats, en colère, dénoncent « un problème démocratique » et demandent le « retrait du texte »

Plusieurs centaines d’avocats ont manifesté leur rejet du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes, qui démarre son examen au Sénat lundi. Au premier rang des griefs du texte soulevés par la profession, l’instauration d’un plaider-coupable, une nouvelle procédure judiciaire plus rapide quand l’accusé reconnaît les faits.

Le