Ouragans : « Je ne suis pas un climatologue », précise Éric Ciotti
Le député des Alpes-Maritimes a assuré sur Public Sénat s’être exprimé « sans esprit polémique » concernant la gestion de l’ouragan Irma. Il maintient que ses « questions sont légitimes ».

Ouragans : « Je ne suis pas un climatologue », précise Éric Ciotti

Le député des Alpes-Maritimes a assuré sur Public Sénat s’être exprimé « sans esprit polémique » concernant la gestion de l’ouragan Irma. Il maintient que ses « questions sont légitimes ».
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Les Antilles à nouveau sur la trajectoire d’un cyclone majeur. Cette fois, ce sont la Martinique et la Guadeloupe qui sont menacées par Maria. Invité de Public Sénat, le député LR Éric Ciotti a adressé ses « pensées » aux habitants et a souhaité du « courage » aux forces de secours.

L’occasion pour lui de revenir sur ses déclarations polémiques après le passage d’Irma sur Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Il avait notamment accusé l’État de « défaillance » et avait réclamé la création d’une commission d’enquête parlementaire. L’élu des Alpes-Maritimes explique qu’il avait été « choqué par les images de pillages », tout en précisant avoir des « compétences limitées » en météorologie.

« Les questions sont légitimes »

« Nous étions face à une situation d’une ampleur exceptionnelle, même si l’arrivée du cyclone avait été annoncée – je ne suis pas un climatologue, mes compétences en la matière, je le connais bien volontiers, sont limitées – ce qui m’a surpris, choqué, je réitère le mot, ce sont ces images […]
Est-ce que suffisamment de forces avaient été prépositionnées avant ? Sans doute pas, peut-être on manque d’anticipation. Les questions sont légitimes. »

Le député avait affirmé, à tort, qu’Irma « était déjà passé aux États-Unis ».

Se défendant de tout « esprit polémique », Éric Ciotti assure que son « état d’esprit » était de pouvoir « tirer les conséquences de ce qui n’a pas marché ». Égratignant au passage la communication élyséenne :

« Le président de la République est toujours animé par cette surenchère de communication. On va la séquence avec le lit de camp, le sceau d’eau. Tout est un peu surjoué […] c’est la communication à outrance. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Ouragans : « Je ne suis pas un climatologue », précise Éric Ciotti
3min

Politique

Alain Duhamel : « Les Français sont dans un état de défiance que je trouve totalement disproportionné »

Il a connu Pompidou, interviewé Valéry Giscard d’Estaing, mis sur le grill François Mitterrand et, pour ainsi dire, vu naître politiquement tous les autres présidents de la Cinquième République. Voilà cinquante ans qu’Alain Duhamel ausculte la politique française avec une tempérance devenue sa marque de fabrique. La retraite ? Impensable pour l’éditorialiste qui publie Les Politiques, portraits et croquis (éditions de l’Observatoire) dans lequel sont scrutées 63 personnalités politiques avec beaucoup de franchise. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde un regard, il revient sur les souvenirs marquants de sa carrière et analyse le climat politique des dernières années.

Le

6min

Politique

Royaume-Uni : Keir Starmer face à « la défiance » de son propre camp, après de nouvelles révélations entre Jeffrey Epstein et l’ancien ambassadeur britannique à Washington

Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.

Le

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?
8min

Politique

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?

Le ministère de l’Intérieur a déclenché les foudres des Insoumis en classant ce mouvement pour la première fois à l’extrême gauche, dans une circulaire adressée aux préfets en vue de la catégorisation des candidats et des listes. Ce n’est pas la première fois que la place Beauvau est critiquée pour ses choix.

Le