Ouverture des auto-écoles : « Il faut que le gouvernement édicte des règles précises », selon Cyril Pellevat
Cyril Pellevat, sénateur LR de Haute-Savoie, appelle le gouvernement à clarifier les conditions d’ouverture des auto-écoles. Il lui demande également de préciser le calendrier de reprise des examens du permis de conduire.

Ouverture des auto-écoles : « Il faut que le gouvernement édicte des règles précises », selon Cyril Pellevat

Cyril Pellevat, sénateur LR de Haute-Savoie, appelle le gouvernement à clarifier les conditions d’ouverture des auto-écoles. Il lui demande également de préciser le calendrier de reprise des examens du permis de conduire.
Public Sénat

Par Cécile Sixou

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Cyril Pellevat , le sénateur LR de Haute-Savoie peut souffler. Les auto-écoles qu’il défend depuis le début du confinement vont rouvrir, jusque-là ce n’était pas prévu dans le plan de déconfinement. « Elles avaient eu la confirmation du ministère, mais le décret était flou et mal rédigé, il interdisait aux structures d’enseignement, dont font partie les auto-écoles, de se déconfiner ». La situation s’est débloquée cette semaine, « sous réserve bien évidemment de mettre en place des gestes barrières ».

Ces dernières années, les auto-écoles ont « subi de grosses pertes avec l’arrivée des auto-écoles en ligne ». Le confinement a été un nouveau coup dur, sans revenus, mais avec toujours beaucoup de charges à régler, les parkings, l’assurance auto et les crédits sur la flotte professionnelle. « J’ai donc posé une question écrite au gouvernement pour savoir si l’on pouvait permettre des suspensions de leurs crédits ». Des mesures ont pu être prises comme la suspension des charges URSSAF, les reports de charges pour les entreprises de moins de 50 salariés et les exonérations pour celles de moins de 10 salariés.

Pas d’examen du permis avant fin mai

Néanmoins, pour le moment, l’examen du permis de conduire n’a pas repris. Car, avec un arrêt pendant près de deux mois de l’activité, les usagers n’ont pas pu pratiquer explique Cyril Pellevat : « Il va falloir remettre à niveaux les élèves qui étaient prêts à le passer et ceux qui avaient déjà commencé une formation ». Autre problématique, les conditions de passage de l’examen : normalement trois personnes sont présentes dans l’habitacle, l’inspecteur, l’examinateur et l’élève, trop de monde dans un espace confiné. Pas sûr que les examinateurs veuillent reprendre le travail dans ces conditions, selon le sénateur. Pour Cyril Pellevat, il faut que le gouvernement édicte de nouvelles règles. « Les auto-écoles ont d’ores et déjà pris des mesures pour nettoyer les véhicules, mettre des masques et respecter les gestes barrières ». Mais elles attendent de l’administration la mise en place d’un guide précis de ce qu’ils doivent faire. « Quand ces incertitudes seront levées, on aura certainement plus d’éléments sur la reprise de l’examen, certainement pas avant fin mai », estime le sénateur, qui demande au gouvernement de préciser rapidement la date de reprise des examens.

Partager cet article

Dans la même thématique

Présidentielle : « J’irai jusqu’au bout » de l’élection pour « remettre la France à l’endroit », clame Bruno Retailleau à son premier grand meeting
11min

Politique

Présidentielle : « J’irai jusqu’au bout » de l’élection pour « remettre la France à l’endroit », clame Bruno Retailleau à son premier grand meeting

Depuis le parc Floral, en bordure de Paris, l’ancien ministre de l’Intérieur a tenu le premier grand rassemblement de sa campagne présidentielle ce 20 juin. Devant plusieurs milliers de personnes, le candidat a fait le serment de « relever » le pays « et de le remettre à l’endroit », concentrant ses coups contre la France insoumise et les macronistes.

Le

Ouverture des auto-écoles : « Il faut que le gouvernement édicte des règles précises », selon Cyril Pellevat
4min

Politique

Sida : 45 ans après la découverte du virus retour sur l’Histoire d’une pandémie aux 44 millions de morts 

Aujourd’hui c’est une maladie « presque » comme les autres, et pourtant les années Sida ont, au début des années 1980, été une déflagration sanitaire et sociétale. Maladie sexuelle transmissible, sans traitement connu, elle touche d’abord les milieux homosexuels avant de se propager à toute la société et devient vite un sujet de santé publique mondial préoccupant. C’est cette histoire du SIDA, de ses origines à la découverte des antirétroviraux, que nous raconte Marion Aballéa dans son Histoire mondiale du SIDA (éditions du CNRS), un travail de recherche récompensé par le prix du Sénat du livre d’histoire 2026.

Le