Paca: la gauche suspend sa participation à la « conférence régionale »
Le groupe Union de la gauche a annoncé lundi qu'il ne participerait pas à la Conférence régionale consultative de la région Paca,...

Paca: la gauche suspend sa participation à la « conférence régionale »

Le groupe Union de la gauche a annoncé lundi qu'il ne participerait pas à la Conférence régionale consultative de la région Paca,...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le groupe Union de la gauche a annoncé lundi qu'il ne participerait pas à la Conférence régionale consultative de la région Paca, instance créée par le président LR de région Christian Estrosi pour permettre aux partis non représentés dans l'assemblée de s'exprimer.

Le groupe proteste contre "les 6 minutes de temps de parole" accordées selon lui par le président de la région lors de la prochaine session de cette instance, promise par Christian Estrosi entre les deux tours des régionales de décembre 2015 après le retrait de la liste du PS et de ses alliés pour faire barrage au Front national.

Ce retrait avait permis à la liste menée par Christian Estrosi de remporter la région dans un duel face à la liste d'extrême droite menée par Marion Maréchal-Le Pen. De ce fait, l'assemblée régionale ne compte aucun élu de gauche.

"Deux minutes sur le thème des transports, 2 minutes sur l'économie, 2 minutes pour une seule question diverse. Il nous est donc accordé 6 minutes de temps de parole en tout lors de la conférence régionale qui se réunira la semaine prochaine pour la seconde fois en 14 mois !", déplore le député socialiste et tête de liste aux régionales de 2015 Christophe Castaner, président du groupe Union de la gauche de la conférence régionale, dans un communiqué.

"Six minutes, voilà ce que méritent, pour le Président de la Région, les 300.000 habitants de Provence-Alpes-Côte-d'azur qui nous ont apporté leur suffrages et qui, en grand nombre, ont fait barrage au Front national en glissant un bulletin +Christian Estrosi+ dans l'urne au second tour des régionales de 2015", poursuit-il.

Christophe Castaner "demande au Président de Région de respecter, enfin, son engagement d'ouvrir un réel débat démocratique" notamment en demandant la communication de l'ensemble des rapports soumis au vote du Conseil Régional, un engagement selon lui de Christian Estrosi.

"Dans l'attente nous ne participerons pas à ce simulacre et j'attends de Christian Estrosi un engagement clair sur sa volonté de faire ou non vivre cette instance", poursuit-il.

"Depuis bientôt 6 mois, se réunissent, dans les locaux de la Région, des groupes de travail sur des sujets déterminants pour notre région (...) au total, plus de 15 réunions auxquelles M. Castaner n'a jamais participé", a de son côté réagi Christian Estrosi.

"J'ai par ailleurs proposé sans même attendre la demande de M. Castaner d'augmenter le temps de parole de son groupe", a encore ajouté M. Estrosi, se disant "très étonné de sa réaction épidermique".

Partager cet article

Dans la même thématique

Israel-US Strike Iran: Iran Retaliates Against Tel Aviv
6min

Politique

Guerre au Moyen-Orient : le conflit s’intensifie, des explosions entendues à Doha

Les explosions ont rythmé la nuit de mercredi à jeudi, de Jérusalem à Téhéran en passant par Beyrouth et le Kurdistan irakien, dans une guerre qui n’en finit pas de s’étendre à travers le Moyen-Orient, suscitant de vives inquiétudes pour l’économie mondiale. Le Qatar est ciblé, ce matin, par une « attaque de missiles » iraniens.

Le

candidat à Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : à Paris, la campagne se joue-t-elle désormais à coup de likes ? 

À l’approche des élections municipales de 2026, la campagne parisienne se déploie massivement sur les réseaux sociaux. Vidéos courtes, stratégies d’influence et recours à l’intelligence artificielle redéfinissent les codes de la communication politique locale. Mais derrière la course aux vues, des experts interrogent l’impact réel de ces nouveaux outils sur le vote et la démocratie.

Le

Legislatives 2024:  Bureau de vote
8min

Politique

« A quoi bon aller voter car nous avons une seule liste cette fois ? » : les petites communes face au risque de hausse de l’abstention aux municipales

Les deux tiers des communes, essentiellement celles de petite taille, n’ont qu’une seule liste pour les élections municipales. C’est la conséquence directe de la réforme du mode de scrutin pour les communes de moins de 1000 habitants. Il en découle un autre effet : le risque de voir l’abstention progresser dans ces territoires souvent ruraux. C’est la crainte des élus et des sénateurs.

Le