Parité et égalité : Françoise Nyssen prête à conditionner les aides publiques
La ministre de la Culture Françoise Nyssen a annoncé dimanche à Cannes être "prête" à ce que les aides publiques versées dans le...

Parité et égalité : Françoise Nyssen prête à conditionner les aides publiques

La ministre de la Culture Françoise Nyssen a annoncé dimanche à Cannes être "prête" à ce que les aides publiques versées dans le...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La ministre de la Culture Françoise Nyssen a annoncé dimanche à Cannes être "prête" à ce que les aides publiques versées dans le secteur du cinéma "soient conditionnées à des objectifs en matière de parité et d’égalité salariale".

"Je crois à la nécessité des incitations, des quotas: quand les choses ne changent pas d’elles-mêmes, c’est à nous de les faire changer", a dit Françoise Nyssen.

Dans le cadre du 71e Festival de Cannes, la ministre participait dimanche matin à une conférence pour la promotion de l'égalité femmes-hommes et la lutte contre le harcèlement sexiste, dans le prolongement du mouvement #MeToo.

Françoise Nyssen souhaite organiser un vaste débat public sur ces sujets dans le 7e Art, qualifiant le harcèlement sexiste et l'inégalité femmes-hommes de "réalités indignes de notre modèle de société, de notre démocratie, de la sphère artistique et de notre République".

"Une vague s’est levée ces derniers mois. Les consciences sont en train de changer. Le plus dur reste à faire. Ne fléchissons pas!", a ajouté la ministre, aux côtés d'Alice Bah Kuhnke, ministre suédoise de la Culture et de la Démocratie.

Samedi soir, 82 stars et femmes du 7e art, dont la présidente du jury Cate Blanchett et la réalisatrice Agnès Varda, ont réclamé "l'égalité salariale" dans le cinéma, lors d'une montée des marches inédite et 100% féminine au Festival de Cannes, temps fort de cette première édition depuis le scandale Weinstein.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government
3min

Politique

Après la nomination controversée d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : les sénateurs socialistes déposent un texte pour encadrer son mandat

Nommée par Emmanuel Macron à la tête de la Cour des comptes, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin qui va disposer d’un mandat irrévocable, pourrait rester rue de Cambon une trentaine d’années. C’est trop pour les sénateurs socialistes qui ont déposé une proposition de loi pour limiter son mandat.

Le

Sciences Po Lyon
5min

Politique

Mort de Quentin : vers la fin des réunions politiques dans les universités ?

Après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le gouvernement a appelé les présidents d’universités à interdire les réunions politiques dans leurs établissements en cas de risque de trouble à l’ordre public. Un rappel du droit existant qui fait craindre une « neutralisation des campus ».

Le

Parité et égalité : Françoise Nyssen prête à conditionner les aides publiques
4min

Politique

Mort de Quentin : « Un jeune perd la vie, quelles que soient ses idées politiques, c’est inacceptable » déclare le sénateur David Ros

La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.

Le

Elysee Palace : Emmanuel Macron welcomes European Council President Antonio Costa
3min

Politique

Les sénateurs communistes veulent réduire les pouvoirs du Président de la République

Mercredi 25 février, les communistes du Sénat défendront une proposition de loi constitutionnelle visant à « restreindre certaines prérogatives du Président de la République ». Il s’agit de retirer des prérogatives du chef de l’Etat et de les transférer au Premier ministre, comme le pouvoir de dissolution ou encore la présidence du Conseil des ministres.

Le