« Pas de justice d’exception » pour les jihadistes mais « une organisation spéciale de la justice » explique Belloubet
Invitée de l’émission L’Épreuve de vérité, sur Public Sénat en partenariat avec l’AFP, Les Échos et Radio Classique, la ministre de la Justice  a confirmé que tous les jihadistes de retour en France étaient « judiciarisés », y compris les enfants, mais refuse de parler de justice d’exception.

« Pas de justice d’exception » pour les jihadistes mais « une organisation spéciale de la justice » explique Belloubet

Invitée de l’émission L’Épreuve de vérité, sur Public Sénat en partenariat avec l’AFP, Les Échos et Radio Classique, la ministre de la Justice  a confirmé que tous les jihadistes de retour en France étaient « judiciarisés », y compris les enfants, mais refuse de parler de justice d’exception.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

1 min

Publié le

Mis à jour le

Si la France « n’a pas de politique proactive » pour faire revenir les jihadistes partis en Syrie, Nicole Belloubet assure qu’à leur retour « pas un n’échappait » à un suivi judiciaire. «Dès leur arrivée sur le sol français,elles (ces personnes) sont présentées à un juge, les hommes placés en garde à vue, les femmes également sont judiciarisées et les enfants aussi. Tous sont judiciarisés et une décision adaptée est prise au cas par cas » a-t-elle détaillé.

Pour autant, la ministre de la Justice refuse de parler de justice d’exception pour les jihadistes. « Ils sont tous présentés au parquet antiterroriste. C’est un parquet spécial à Paris. Ce n’est pas une justice spéciale, c’est une justice organisée de manière singulière ». Nicole Belloubet, indique « qu’en tant que garde des Sceaux », elle « n’aime pas » le terme de justice d’exception : « une justice adaptée et organisée de manière spéciale, oui ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le