Pascal Perrineau « Il y a dans le refus de débattre de Macron, un signe troublant d’immaturité démocratique »
« Et Maintenant 2022 ! » décrypte pas à pas la campagne pour l’élection présidentielle. Cette semaine, Steve Jourdin et ses invités, Valérie Lecasble, Alexandre Devecchio, Pascal Perrineau et Denis Olivennes reviennent sur les personnalités du « Rassemblement national » qui rejoignent Éric Zemmour, la primaire populaire, le thème des droits de succession qui surgit dans la campagne… mais aussi sur la candidature d’Emmanuel Macron que se fait attendre.

Pascal Perrineau « Il y a dans le refus de débattre de Macron, un signe troublant d’immaturité démocratique »

« Et Maintenant 2022 ! » décrypte pas à pas la campagne pour l’élection présidentielle. Cette semaine, Steve Jourdin et ses invités, Valérie Lecasble, Alexandre Devecchio, Pascal Perrineau et Denis Olivennes reviennent sur les personnalités du « Rassemblement national » qui rejoignent Éric Zemmour, la primaire populaire, le thème des droits de succession qui surgit dans la campagne… mais aussi sur la candidature d’Emmanuel Macron que se fait attendre.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Selon une information de France Info, le chef de l’Etat refuserait de participer aux débats télévisés du premier tour, pour Pascal Perrineau : « Il y a là un signe troublant d’immaturité démocratique, de continuité de réflexe monarchique »… Pour le politologue et professeur émérite des universités à Sciences Po, le refus d’Emmanuel Macron de se lancer dans l’arène des débats politiques est une erreur. « C’est davantage la société des égos que la société des égaux », souligne-t-il. Une attitude à contre-courant de celle de nos voisins européens, qu’ils soient Allemands, Britanniques ou Espagnols selon le politologue.

Mais alors, pourquoi le président Macron tarde-t-il à annoncer sa candidature au risque de se comporter comme un monarque ? Et va-t-il vraiment refuser de débattre avec les autres candidats crédités de faibles intentions de votes dans les sondages ?
 

Emmanuel Macron un débatteur qui refuse le débat ?

Pour Pascal Perrineau cette attitude est « préoccupante pour ce jeune président qui voulait renouveler le style de l’action politique ». Un constat partagé, sur le plateau de « Et maintenant 2022 ! » par Denis Olivennes. Un choix « d’autant plus troublant » pour l’auteur de l’ouvrage « Un étrange renoncement » qui souligne les qualités de débatteur d’Emmanuel Macron, « il devrait au contraire montrer qu’il n’a peur de rien, qu’il ne s’entretient pas qu’avec des journalistes mais aussi avec ses adversaires ».
Affaire à suivre dans les prochaines semaines de cette campagne.

Retrouvez l’intégralité de l’émission « Et maintenant 2022 » ici.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Caf Nationale inauguration
8min

Politique

Politique familiale, allocations, crèches : que proposent les candidats à la présidentielle ?

Alors qu’Edouard Philippe met sur la table la création d’une allocation familiale unique de 350 euros, Gabriel Attal se penche sur les familles monoparentales, quand Bruno Retailleau propose un revenu familial de 240 euros par mois dès le premier enfant, et Marine Le Pen la préférence nationale pour les familles françaises candidate à un HLM. L’écologiste Marine Tondelier propose elle un congé d’allaitement choisi et indemnisé. Revue de détails.

Le

Paris : Socialist Party Primary Debate Ahead of France’s 2027 Presidential Election
6min

Politique

Le vote du premier tour de la primaire du PS perturbé par une cyberattaque

Alors que quelque 140 000 électeurs sont invités à exprimer leur préférence pour le premier tour de la primaire organisée à gauche, les opérations de vote sont perturbées depuis l’ouverture du scrutin ce vendredi matin. Les organisateurs font état d’une cyberattaque visant à saturer la plateforme de connexion. Les trois partis à l’origine de cette primaire, dont le Parti socialiste et Place publique, ont saisi la justice.

Le

Paris: Marine Le Pen presentation contre budget
5min

Politique

Préférence nationale : la proposition du RN de taxer l’embauche de travailleurs étrangers inquiète les entrepreneurs

Dans le contre-budget du RN présenté cette semaine par Marine Le Pen et Jordan Bardella, figure une mesure passée relativement inaperçue. Elle vise à taxer l’embauche d’un étranger extra-communautaire de 1 000 euros par an. La mesure a suscité un fort rejet de la part des syndicats patronaux qui rappellent au RN le principe de réalité du marché du travail.

Le