Paul (PS) veut un « auto-inventaire » de Hollande et « un nouveau parti »
Christian Paul, chef de file des députés frondeurs socialistes et soutien du candidat Benoît Hamon, a appelé mercredi François...

Paul (PS) veut un « auto-inventaire » de Hollande et « un nouveau parti »

Christian Paul, chef de file des députés frondeurs socialistes et soutien du candidat Benoît Hamon, a appelé mercredi François...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Christian Paul, chef de file des députés frondeurs socialistes et soutien du candidat Benoît Hamon, a appelé mercredi François Hollande à un "auto-inventaire" du quinquennat et a estimé qu'il fallait "réinventer la gauche française" avec "un nouveau parti".

"Si, aujourd'hui, la gauche est en difficulté dans cette élection, c'est bien parce que le quinquennat a déçu", a déclaré M. Paul au Talk Le Figaro. "Nous avons alerté en temps utile, (François Hollande) n'a pas entendu", a-t-il jugé, souhaitant que le président fasse "un examen de conscience", un "auto-inventaire".

Pour ce député PS de la Nièvre, "nous devons réfléchir à la suite", après la présidentielle. "A force de dire que le parti d'Epinay est mort, je pense qu'il va falloir inventer une nouvelle force politique", a-t-il lancé, assurant croire "depuis longtemps qu'il faut un nouveau parti, et un parti d'un nouveau type".

L'avenir du Parti socialiste "n'est pas le ripolinage, une simple rénovation", d'après ce membre du bureau national du parti, convaincu que "si la gauche se condamne à demeurer dans des boutiques obscures, y compris rue de Solférino, elle ira au bout d'un drame politique". A ses yeux, il faut, au-delà du PS, "réinventer la gauche française".

Sur la campagne du candidat PS, après la victoire à la primaire, "sans doute il aurait fallu rassembler plus largement", a glissé cet ancien soutien d'Arnaud Montebourg. "Mais c'est vrai qu'il était difficile pour Benoît Hamon, comme pour moi et d'autres, de penser que la primaire n'avait pas un effet de rassemblement" et notamment qu'"une vingtaine de dirigeants socialistes" allaient soutenir Emmanuel Macron.

"Beaucoup de Français sont déboussolés devant cette élection, ils ne retrouvent pas des catégories politiques auxquelles beaucoup sont attachés, n'en déplaise à Emmanuel Macron, qui est un brouilleur de cartes", a estimé M. Paul, dépeignant le candidat d'En Marche! "jeune à l'extérieur, très vieux à l'intérieur". "A nous, avec Benoît Hamon, de redonner des repères, de partager des valeurs", selon lui.

Quant à Jean-Luc Mélenchon, il y a dans son programme "pour nous des points de désaccord profonds", notamment sur l'Europe, mais "ça n'en fait pas un programme délirant".

Et "je ne parle pas de danger", a souligné M. Paul, se refusant aussi à "nourrir le feuilleton" sur son avance par rapport au candidat PS dans les sondages.

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS : Rendez-vous Gerard Larcher dans son bureau au Senat.
4min

Politique

[Info Public Sénat] Gérard Larcher officialise sa candidature à la présidence du Sénat dans une lettre aux sénateurs

Sans surprise, le président LR du Sénat officialise sa candidature à sa propre succession, dans un courrier envoyé aux sénateurs. Dans son projet intitulé « le Sénat, acteur de la vie politique française », il souligne que la Haute assemblée doit « assurer un contre-pouvoir indispensable à la démocratie ». Une dimension qui devrait être renforcée, en cas de victoire de l’extrême droite à la présidentielle.

Le

ST CLOUD:Socialist candidates-TV debate
5min

Politique

Présidentielle : il y a 20 ans, la première primaire « semi-ouverte » du PS, et déjà Ségolène Royal

À l’occasion du premier débat télévisé entre les cinq candidats de la primaire coorganisée par le PS, ce mercredi 23 septembre, Public Sénat se replonge dans ses archives. Il y a 20 ans, les deux chaînes parlementaires avaient accueilli les trois débats télévisés de la première primaire « semi-ouverte » du PS. Ségolène Royal, encore candidate cette année, faisait alors figure de grande favorite.

Le