Pavageau (FO) très sceptique sur la retraite à points
Le système de retraite par points, une des hypothèses envisagées par le gouvernement, va à l'encontre de la notion d'âge légal de...

Pavageau (FO) très sceptique sur la retraite à points

Le système de retraite par points, une des hypothèses envisagées par le gouvernement, va à l'encontre de la notion d'âge légal de...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le système de retraite par points, une des hypothèses envisagées par le gouvernement, va à l'encontre de la notion d'âge légal de départ et ferait en sorte que "personne n'arrivera à prendre sa retraite", s'est inquiété mardi sur France Inter Pascal Pavageau, secrétaire général de FO.

Emmanuel Macron a par avance exclu de toucher à l'âge légal, actuellement fixé à 62 ans dans la plupart des cas. Mais "la retraite par points, c'est le travail sans fin, au bout du bout personne n'arrivera à prendre sa retraite parce que personne n'aura jamais, qu'il ait 65 ans, qu'il ait 70 ans, 75 ans, suffisamment de points pour pouvoir partir", a affirmé M. Pavageau.

Si le système actuel de répartition est remplacé par un système individuel de points, "finalement chacun d'entre nous aura la responsabilité d'aller se chercher des points ici ou là et donc d'être le seul et unique responsable de sa petite réserve de points pour essayer de prendre sa retraite", a-t-il relevé.

S'il a reconnu que jusqu'ici la concertation avec l'exécutif avait été "honnête", "loyale" et "productive", il a estimé qu'il fallait désormais arrêter de parler de "grands principes généraux" et annoncé qu'il demanderait "à partir du mois de septembre les premiers éléments du projet de loi qui sortiront en décembre".

Interrogée de son côté mardi sur France Info, la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a assuré que la réforme simplifierait "un système très injuste" en le rendant "plus lisible".

A partir de septembre, le gouvernement, qui a réitéré son souhait de mettre en place un régime "universel", reprendra ses consultations avec les partenaires sociaux sur la réforme des retraites promise pour 2019.

Chaque organisation concernée (CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, Unsa, Medef, CPME, U2P et FNSEA) a déjà rencontré depuis mi-avril le Haut commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, qui doit présenter les grandes orientations du projet en décembre ou janvier.

Également interrogé sur l'arrivée en 2019 du prélèvement de l'impôt à la source, M. Pavageau s'est inquiété de "l'impact psychologique" sur des concitoyens "qui ne sont pas prêts", craignant également "une conséquence sur le pouvoir d'achat et sur la consommation".

Partager cet article

Dans la même thématique

Rally at Place de la Republique for the release of activists from the Global Sumud Flotilla
7min

Politique

Garde à vue de Rima Hassan : comment fonctionne l’immunité parlementaire des eurodéputés ?

L’eurodéputée Rima Hassan a été placée en garde à vue jeudi. Ressortie libre dans la soirée, elle, sera jugée le 7 juillet prochain devant le tribunal correctionnel pour « apologie de terrorisme », en raison d’un post publié le 26 mars 2026 sur son compte X. La procédure a entraîné de nombreuses questions au regard de l’immunité parlementaire qui protège les députés européens.

Le

Session of questions to the government at the Senate
3min

Politique

Un nouveau projet de loi contre le séparatisme pour renforcer l’arsenal de 2021

Le gouvernement prépare un nouveau texte législatif visant à renforcer la lutte contre le séparatisme, dans la continuité de la loi adoptée en 2021. Présenté fin avril en Conseil des ministres, ce projet entend combler certaines limites identifiées par l’exécutif, notamment en matière de contrôle des structures et de protection des mineurs.

Le

Paris: Gerard Larcher elu President du Senat
9min

Politique

Sénatoriales : le groupe PS s’attend à une stabilité ou à un léger recul

Après les municipales, le PS espère conserver sa place de second groupe de la Haute assemblée, à l’issue des sénatoriales de septembre. « Je parie sur la stabilité », affirme Patrick Kanner, patron des sénateurs socialistes. Le sénateur du Nord n’exclut cependant pas le scénario du pire, qui serait « une perte sensible » de « 5 sièges ». Le groupe compte aujourd’hui 65 membres.

Le