Pêche : les conditions fixées par Jersey sont « inacceptables » et créent un « précédent dangereux », selon Franck Riester
Alors que l’île anglo-normande a imposé unilatéralement de nouvelles conditions d’accès à ses eaux aux navires de pêche français, le ministre du Commerce extérieur a affirmé que la France ferait « ce qu’il faut » pour que l’accord de décembre soit « respecté ».

Pêche : les conditions fixées par Jersey sont « inacceptables » et créent un « précédent dangereux », selon Franck Riester

Alors que l’île anglo-normande a imposé unilatéralement de nouvelles conditions d’accès à ses eaux aux navires de pêche français, le ministre du Commerce extérieur a affirmé que la France ferait « ce qu’il faut » pour que l’accord de décembre soit « respecté ».
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Le ton monte entre Paris et Londres, sur le dossier explosif de la pêche, l’un des dossiers chauds de l’après-Brexit. La sénatrice Béatrice Gosselin (LR) s’est émue, lors des questions d’actualité au gouvernement, ce mercredi 5 mai 2021, des licences de pêche accordées par l’Île de Jersey aux pêcheurs français, pour pouvoir accéder à leurs eaux, essentielles pour leur activité. « Le soulagement fait part à la consternation car les laissez-passer n’autorisent que quelques jours de pêche et imposent parfois d’autres restrictions », a alerté la parlementaire de la Manche. L’élue normande relève que les petites embarcations n’ont pas encore d’autorisation, et que les mesures compensatoires ne risquaient pas de calmer la colère des professionnels. « Ils aspirent à vivre de leur travail », a-t-elle insisté.

« C’est inacceptable, c’est contraire à l’accord de commerce et de coopération »

« La France n’accepte pas cette décision unilatérale britannique », a assuré à nouveau Franck Riester, ministre chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité. « Ces licences de pêche, prises sans concertation, sans consultation, sans explication, et qui créent des conditions, des jours de mer de pêche en mer, c’est inacceptable, c’est contraire à l’accord de commerce et de coopération », a-t-il ajouté. Franck Riester a considéré que ces conditions créaient une « forme de précédent dangereux pour l’ensemble de nos accès ».

La France a pris contact avec la Commission européenne, seule habilitée à négocier avec le Royaume-Uni sur les détails de l’accord signé le 24 décembre. « L’accord signé le 24 décembre sera respecté, la France fera ce qu’il faut pour que ce soit le cas », s’est engagé le ministre.

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