Pécresse décide de « rester » chez LR en « étant différente » de Wauquiez
La présidente de l'Ile-de-France Valérie Pécresse a choisi de "rester" au sein des Républicains, mais en "étant différente" de...

Pécresse décide de « rester » chez LR en « étant différente » de Wauquiez

La présidente de l'Ile-de-France Valérie Pécresse a choisi de "rester" au sein des Républicains, mais en "étant différente" de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La présidente de l'Ile-de-France Valérie Pécresse a choisi de "rester" au sein des Républicains, mais en "étant différente" de son nouveau président Laurent Wauquiez, contrairement à Xavier Bertrand, qui a annoncé lundi son départ du parti.

"Moi, je fais le choix de la liberté dans ma famille politique", "je fais le choix, avec tous ceux qui partagent ma sensibilité politique, de rester dedans mais d'être différent(e)", a annoncé Mme Pécresse sur RTL.

"J'ai refusé la proposition que m'a faite Laurent Wauquiez de présider le Conseil national du parti. Parce que présider ce Conseil national, c'était finalement donner un blanc-seing à Laurent Wauquiez et adhérer à une ligne politique qui n'est pas la mienne. Et moi, aujourd’hui, je ne veux pas me lier les mains, je ne veux pas me bâillonner, je veux garder entière ma liberté de parole et ma liberté d'action", a expliqué la présidente de la région Ile-de-France, qui a créé son propre mouvement Libres ! cet été.

"Je veux peser sur la ligne politique", a insisté Mme Pécresse, évoquant un "débat d'idées qui n'a pas eu lieu durant la campagne" interne aux Républicains.

"Je dis à tous les militants élus tentés de quitter la droite parce qu'ils ne se reconnaissent pas dans la ligne politique de Laurent Wauquiez, je leur dis +restez avec moi, ne renoncez pas à peser sur l'avenir de la droite+".

Elle a notamment jugé "inéluctable" la tenue d'une primaire avant la présidentielle de 2022.

"Une famille politique meurt du caporalisme et aussi de l'uniformité", a également dit Mme Pécresse, qui "attend de voir les gestes de rassemblement (que Laurent Wauquiez) fera" et a énoncé trois principes: "non-porosité avec le Front national" et de ses "affidés" -elle a cité Florian Philippot-, "respect des sensibilités et de leur place" au sein du parti et "ligne eurolucide et pas eurosceptique".

"J'ai des différences politiques fortes avec Laurent Wauquiez. Moi, face au choix entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, je n'ai pas hésité un seul instant", a-t-elle insisté.

Par ailleurs, "quand j’entends les proches de Laurent Wauquiez dire que les enfants de la PMA et de la GPA devraient ne jamais avoir existé, permettez-moi de vous dire que ce type de paroles est absolument inacceptable dans notre famille politique", a-t-elle dit en référence à des propos d'Aurane Rehanian (24 ans), créateur du think tank Le Lab LR, dans Libération.

Xavier Bertrand a annoncé lundi son départ de LR au lendemain de l'élection dès le premier tour (74,64%) de Laurent Wauquiez à la présidence de LR.

"Je respecte la décision de Xavier, c'est la sienne, mais, franchement, entre septembre et aujourd’hui, je ne vois pas bien ce qui justifie de changer d'attitude. "Le résultat de l'élection (chez LR) était attendu, c'est d'ailleurs pour ça que, dès l'été, j'ai créé Libres", a commenté Mme Pécresse.

Partager cet article

Dans la même thématique

Pécresse décide de « rester » chez LR en « étant différente » de Wauquiez
4min

Politique

Nouvelle-Calédonie : devant le Sénat, la ministre des Outre-mer détaille les avancées de l’accord Élysée-Oudinot 

Cet accord, soutenu par les principales formations politiques néo-calédoniennes, à l’exception du FLNKS, prévoit l'adoption d'un projet de loi constitutionnelle au printemps et le déploiement d’un plan de relance de 2,2 milliards d’euros sur quatre ans. Naïma Moutchou, la ministre des Outre-mer, était auditionnée au Sénat ce 22 janvier.

Le

Pécresse décide de « rester » chez LR en « étant différente » de Wauquiez
4min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote un texte vidé de sa substance, la gauche dénonce un « sabotage » de la droite

Dans la nuit, le Sénat a adopté la proposition de loi relative à l’aide à mourir mais en supprimant les deux articles phares, le principe de l’assistance à mourir et ses modalités, rendant le texte inopérant. La majorité sénatoriale s’est divisée sur la version rédigée par la commission des affaires sociales qui préconisait une version de compromis. Le patron de LR, Bruno Retailleau avait indiqué qu’il rejetterait le texte quelle que soit sa rédaction.

Le

Pécresse décide de « rester » chez LR en « étant différente » de Wauquiez
3min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote le principe « du droit opposable au soulagement » 

Le Sénat a voté en faveur « d’un droit opposable au soulagement » lors de l’examen de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. Après avoir rejeté l’article qui fixait les conditions, le Sénat est donc également revenu sur le principe de « l’assistance médicale à mourir », défendue par la commission des affaires sociales ». 

Le