Pédophilie dans l’Église : « Il n’y a pas eu d’omerta, il y a eu une surdité, un aveuglement, un déni » reconnaît Mgr Ribadeau Dumas
Mgr Ribadeau Dumas, Secrétaire général de la Conférence des Évêques, était auditionné par la mission d’information du Sénat sur les « infractions sexuelles » sur mineurs commises dans diverses institutions.

Pédophilie dans l’Église : « Il n’y a pas eu d’omerta, il y a eu une surdité, un aveuglement, un déni » reconnaît Mgr Ribadeau Dumas

Mgr Ribadeau Dumas, Secrétaire général de la Conférence des Évêques, était auditionné par la mission d’information du Sénat sur les « infractions sexuelles » sur mineurs commises dans diverses institutions.
Public Sénat

Par Marion D'Hondt

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Mgr Ribadeau Dumas déplore qu’au sein de l’Église, « une logique ait prévalu sur une autre : celle de la protection d’une institution […] plutôt que celle du soin aux victimes ». Pour l’évêque, « on ne pouvait imaginer que l’Église puisse receler en son sein des criminels ».

Toutefois, Mgr Ribadeau Dumas réfute le mot d’ « omerta » et préfère parler de « surdité, d’aveuglement et de déni ». Pour lui, « il n’y a pas eu de système généralisé et organisé d’omerta, en raison de l’organisation de l’Église, où chaque évêque est responsable de ce qu’il se passe dans son diocèse ».

Pour Mgr Ribadeau Dumas, l’Église a souffert d’une « impossibilité d’admettre que de tels faits puissent se produire, c’était incroyable, impensable ». Il met en cause « une sidération, une pétrification », qui a pu « générer le délit ».

Toutefois, Mgr Ribadeau Dumas précise que « cette logique a changé », sous « l’action courageuse des victimes » et du « travail déterminé des journalistes et des enquêteurs ».

La Conférence des Évêques a mis en place une commission d’enquête, présidée par Jean-Marc Sauvé, qui sera chargée d’étudier les différents cas d’abus sur mineurs depuis 1950. Elle sera opérationnelle dans trois mois.

Partager cet article

Dans la même thématique

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le

Pédophilie dans l’Église : « Il n’y a pas eu d’omerta, il y a eu une surdité, un aveuglement, un déni » reconnaît Mgr Ribadeau Dumas
4min

Politique

Ultra droite dans les rues le 24 octobre : « Il n'y a eu aucune complaisance des forces de l'ordre », selon Laurent Nuñez

Interpellé par le sénateur PS Hussein Bourgi durant les questions au gouvernement sur les violences des groupuscules d’extrême droite lors de la manifestation du 24 octobre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez affirme qu’il n’y a eu « aucune complaisance » des forces de l’ordre et qu’il y aura bien « des actions judiciaires ».

Le