Peillon: Face à la menace terroriste, il faut « plus d’Europe »
Vincent Peillon, candidat à la primaire organisée par le PS, s'est dit mercredi en faveur de "plus d'Europe", pour faire face à...

Peillon: Face à la menace terroriste, il faut « plus d’Europe »

Vincent Peillon, candidat à la primaire organisée par le PS, s'est dit mercredi en faveur de "plus d'Europe", pour faire face à...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Vincent Peillon, candidat à la primaire organisée par le PS, s'est dit mercredi en faveur de "plus d'Europe", pour faire face à la menace terroriste, deux jours après l'attentat sur un marché de Noël à Berlin.

"C'est chacun de nos pays, nos modes de vie, notre démocratie, qui est attaquée, mais c'est bien le mode de vie européen. (...) Toute cette crise devrait nous amener à penser qu'il faut plus d'Europe", a-t-il déclaré sur RTL, à propos de l'attentat revendiqué par le groupe Etat islamique, qui a fait 12 morts à Berlin lundi soir.

M. Peillon, député européen, a critiqué l'argument "fallacieux" de l'extrême droite qui lie immigration et terrorisme et réclame la restauration des frontières nationales.

"Quel que soit le sujet, c'est toujours l'Europe qui est responsable. L'Europe n'est évidemment pas responsable dans cette affaire", a-t-il affirmé, rappelant que la France, frappée à plusieurs reprises par des attaques terroristes, n'a pas la même politique d'immigration que l'Allemagne.

"Par contre, cela doit nous amener évidemment à engager un certain nombre de réflexions sur l'Europe", a-t-il ajouté, soulignant que le débat sur l'Europe avait été "absent" lors de la primaire de la droite, et l'était également à gauche.

Réclamant des politiques européennes de contrôle des frontières, des Affaires étrangères et de la Défense, M. Peillon a insisté sur l'importance des relations avec l'Allemagne.

"Il n'y aura pas d'Europe si on ne relance pas très étroitement le couple franco-allemand", a-t-il déclaré.

"C'est vrai pour les questions économiques et sociales, c'est vrai aussi pour cette Europe de la défense et de la sécurité dont nous avons besoin", a-t-il ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Peillon: Face à la menace terroriste, il faut « plus d’Europe »
5min

Politique

Viols : Gérald Darmanin veut transformer les cours criminelles en juridictions spécialisées dans les violences sexuelles

Devant la délégation aux droits des femmes du Sénat, le garde des Sceaux a annoncé sa volonté de transformer les cours criminelles départementales en juridictions spécialisées dans les violences sexuelles, suivant « le modèle espagnol ». La mesure devrait être introduite par voie d’amendement dans le projet de loi sur l’organisation de la justice criminelle qui sera examinée au Sénat en avril.

Le

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
12min

Politique

« On n’a plus rien à faire avec LFI » : au PS, les voix se multiplient pour couper les ponts avec Jean-Luc Mélenchon, après le décès de Quentin Deranque

Alors que deux collaborateurs du député LFI Raphaël Arnault font partie des personnes suspectées d’avoir participé aux violences qui ont entrainé la mort du militant identitaire, le PS prend ses distances avec La France Insoumise. François Hollande appelle à rompre tout lien avec LFI. « Le temps de la clarification est venu », ajoute Patrick Kanner. « La France Insoumise ne peut s’affranchir d’un examen de conscience » sur la violence politique, soutient le numéro 1 du PS, Olivier Faure, qui opte cependant pour un ton moins ferme.

Le

Peillon: Face à la menace terroriste, il faut « plus d’Europe »
2min

Politique

Un collaborateur de Raphaël Arnault embauché sous pseudo : « C’est particulièrement choquant », réagit Claude Malhuret

Après l’arrestation de onze suspects, dans le cadre de l’enquête sur la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, le Parisien révèle que l’un d’eux est un deuxième collaborateur parlementaire du député LFI et fondateur du mouvement antifa, Raphaël Arnault. Mais, il a été recruté sous pseudonyme. « Inacceptable », pour le sénateur Claude Malhuret.

Le