Peillon se pose en seul recours pour le rassemblement de la gauche
Vincent Peillon s'est posé vendredi soir à Paris en seul recours capable de rassembler à gauche et au delà, lors de son unique...

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Vincent Peillon s'est posé vendredi soir à Paris en seul recours capable de rassembler à gauche et au delà, lors de son unique...
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Vincent Peillon s'est posé vendredi soir à Paris en seul recours capable de rassembler à gauche et au delà, lors de son unique meeting de campagne avant le premier tour de la primaire organisée par le parti socialiste

"Faire gagner la gauche, dans notre pays, ça a toujours été une alchimie subtile", a avancé l'ancien ministre de l'Education, dans un discours centré sur l'histoire de la gauche face à une salle parisienne où les quelque 500 places n'étaient pas toutes remplies.

"Que ce soit en 1936, en 1981, en 1997, chaque fois la gauche a une tendance naturelle à la liberté, à la diversité, parfois un peu à la concurrence et à l'acrimonie", a-t-il exposé.

"Alors, il faut toujours, toujours, veiller au rassemblement, se consacrer au rassemblement", a-t-il répété, appelant à ce que "cela cesse, ça fait trop d'années d'opposition, de querelles, de fractures à l'intérieur de la gauche et du parti socialiste".

A propos de ceux qui disent "si c'est lui, j'irai voter Macron" ou "si c'est lui, j'irai voter Mélenchon", il s'est exclamé: "Si c'est moi, tout le monde votera socialiste!".

Evoquant à plusieurs reprises Jaurès, Mitterrand ou Jospin, M. Peillon a estimé qu'il y avait eu au cours du quinquennat de François Hollande "de bonnes choses de faites", mais a également reconnu "des erreurs commises". Il a cité le CICE sans contrepartie mais en défendant le chef de l'Etat.

"Peut-être est-ce là la trop grande gentillesse de François Hollande, il est bénévolant, il a cru ce monsieur Gattaz, avec son badge qui disait qu'avec le CICE (il allait) créer un million d'emplois, ça lui a manifestement coûté sa réélection", a-t-il expliqué.

"Celui qui n'a pas tenu sa parole, ce n'est pas le Président de la Républqiue française, c'est le Medef !", a-t-il ajouté.

Mais il a dans le même temps reproché à M. Hollande d'avoir abandonné le rassemblement en ne saisissant "la main tendue" de François Bayrou en 2012 et de ne pas avoir intégré le Front de gauche au gouvernement. Il a qualifié les "frondeurs" de "socialistes respectables" soucieux de "dialoguer" face à un pouvoir "durci, enfermé, recroquevillé".

Seul à essuyer la critique: Manuel Valls qu'il a accusé, sans le nommer, d'avoir été "le principal artisan des divisions", celui qui "en a rajouté tout le temps dans la division et la surenchère".

Convaincu d'être le seul à pouvoir s'entendre avec Jean-Luc Mélenchon mais aussi avec Emmanuel Macron, il a estimé "personne ne pourra gagner à gauche sans les socialistes!"

En ouverture de meeting, la maire de Paris Anne Hidalgo, un des premiers soutiens de Vincent Peillon a tressé ses lauriers, estimant que son projet "peut tous nous rassembler, la gauche, mais pas que la gauche". Elle l'a remercié d'avoir "permis de fédérer de voir se lever des femmes et des hommes qui, comme moi, se sentaient un peu isolés" dans la primaire. Comme l'ensemble de son camp, elle a prédit une "surprise" pour dimanche.

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