Peltier (LR) ne voit pas en quoi Darmanin devrait démissionner
Guillaume Peltier, un des vice-présidents du parti Les Républicains, a estimé mardi qu'il "ne voyait pas en quoi" le ministre...

Peltier (LR) ne voit pas en quoi Darmanin devrait démissionner

Guillaume Peltier, un des vice-présidents du parti Les Républicains, a estimé mardi qu'il "ne voyait pas en quoi" le ministre...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Guillaume Peltier, un des vice-présidents du parti Les Républicains, a estimé mardi qu'il "ne voyait pas en quoi" le ministre Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol, devrait démissionner, invoquant la présomption d'innocence.

"Je crois à la présomption d'innocence et je me suis engagé en politique pour porter un débat d'idées, pour refonder mon pays, certainement pas pour pratiquer la chasse à l'homme, et donc je ne la pratiquerai pas", a expliqué le dirigeant de LR sur Radio Classique.

"Quand la tyrannie du bruit médiatique et de la rumeur l'emporte sur la présomption d'innocence, c'est la démocratie qui est abîmée. Quand la vindicte, fût-elle celle des bien-pensants, l'emporte et s'aggrave avant même que le verdict soit prononcé, c'est la démocratie qui est abîmée", a-t-il affirmé.

"Qu'est-ce qui fait l'honneur et l'originalité de la justice française et de notre démocratie? C'est deux piliers fondamentaux: la présomption d'innocence et le secret de l'instruction", a souligné Guillaume Peltier.

"Je ne vois pas en quoi Gérald Darmanin devrait aujourd'hui démissionner", a-t-il ajouté.

Sur BFMTV et RMC, le député LR de l'Oise Eric Woerth a lui aussi défendu "le droit à cette fameuse présomption d'innocence", y compris pour les ministres. "Gérald Darmanin subit une enquête, on verra ce que donnera cette enquête, mais il n'est pas empêché d'exercer ses fonctions".

"On voit bien que tout le monde peut être accusé de tout (...) l'accusation ne vaut pas jugement, je ne dis pas que ça ne pèse pas, (...) mais on ne peut pas juger avant les juges", a ajouté l'ancien ministre du Budget, lui-même blanchi par la justice dans plusieurs affaires.

"Ca fait des années que j'entends en politique à tout bout de champ manier l'argument de +démission, démission, démission+. L'opposition appelle toujours à démissionner", a-t-il regretté, pointant "beaucoup de conséquences", "humaines" mais "aussi politiques".

"Je suis dans l'opposition, mais je ne veux pas qu'on déstabilise un gouvernement de mon pays sur de simples allégations. (...) C'est à l'enquête judiciaire de dire s'il y a une responsabilité ou s'il n'y a pas de responsabilité. A ce moment-là, évidemment, chacun doit en tirer les conséquences. Mais à ce moment-là", a-t-il poursuivi.

L'une des porte-parole des Républicains (LR), Laurence Saillet, avait pourtant affirmé lundi, lors du point-presse hebdomadaire de LR, que Gérald Darmanin "n'a pas d'autre choix que de démissionner".

La justice a récemment rouvert à Paris l'enquête sur une accusation de viol visant le ministre de l'Action et des comptes publics pour des faits présumés remontant à 2009, mais qu'il a vigoureusement contestés.

Prudente, la première vice-présidente de LR, Virginie Calmels, n'avait en revanche pas voulu "prendre parti".

Partager cet article

Dans la même thématique

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : suivez le premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
7min

Politique

Présidentielle 2027 : une multitude de candidats mais combien seront-ils réellement sur la ligne de départ ?

À huit mois de l’élection présidentielle, la course à l’Élysée donne l’impression d’une compétition sans limite. Une trentaine de personnalités, déclarées, pressenties ou envisagées, ambitionnent déjà de se présenter. Mais entre les primaires, le financement des campagnes et surtout les 500 parrainages d’élus nécessaires, la liste devrait rapidement se réduire.

Le

Photo illustration collage affiches election presidentielle de 2027
7min

Politique

Présidentielle : et si les électeurs français étaient moins indécis qu’on ne le pense ?

Une étude de Terra Nova en partenariat avec Cluster 17 sortie ce mercredi étudie la structure de l’électorat français à quelques mois de la présidentielle. Elle décrit des électeurs répartis en cinq blocs politiques. Si la porosité entre eux est possible, elle est plus probable entre blocs voisins. Si aucune majorité ne se dégage des estimations du premier tour, au second, le modèle prédit une victoire de Marine Le Pen dans tous les cas.

Le

Paris: The senate vote on an amendment of a government plan to enshrine the « freedom » to have an abortion in the French Constitution
11min

Politique

« La disparition de François Patriat nous ressoude encore plus » : confiant sur son maintien lors des sénatoriales, le groupe RDPI face à l’après Macron

Avec le décès de François Patriat, qui dirigeait le groupe macroniste depuis sa création en 2017, le RDPI, dont plus de la moitié des membres est renouvelable, aborde les sénatoriales dans des conditions très spéciales. Mais la disparition du fidèle d’Emmanuel Macron vient aujourd’hui resserrer les liens. Des questions se poseront plutôt après la présidentielle, où la « recomposition au centre » pourrait concerner le groupe, qui va avant se trouver un nouveau président. Plusieurs noms circulent.

Le