Le milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière, propriétaire de "La Revue des Deux Mondes", visée par l'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs de l'épouse de François Fillon, était entendu lundi par les policiers, a-t-on appris de source proche du dossier.
Le PDG de Fimalac et propriétaire de la revue littéraire, âgé de 76 ans, ami de longue date du candidat de la droite à la présidentielle, est entendu depuis lundi matin par les enquêteurs de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) à Nanterre près de Paris, a précisé cette source, confirmant une information de L'Obs.
L'enquête préliminaire ouverte par le parquet national financier porte sur l'emploi de Penelope Fillon comme assistante parlementaire de son mari et de son suppléant à l'Assemblée nationale, mais aussi sur son travail à La Revue des Deux Mondes, rémunéré 5.000 euros bruts mensuels entre mai 2012 et décembre 2013. Les enquêteurs s'interrogent sur la réalité de ces emplois.
L'ex-directeur de La Revue des Deux Mondes Michel Crépu à son arrivée à l'Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) le 27 janvier 2017 à Nanterre
AFP
L'épouse de François Fillon "a bien signé deux ou peut-être trois notes de lecture", mais "à aucun moment (...) je n'ai eu la moindre trace de ce qui pourrait ressembler à un travail de conseiller littéraire", a déclaré Michel Crépu, qui dirigeait à l'époque "La Revue des Deux Mondes", dans les colonnes du Canard Enchaîné qui a révélé l'affaire la semaine dernière.
Michel Crépu été entendu vendredi par les enquêteurs de la police judiciaire en tant que témoin.
Une perquisition a eu lieu jeudi à la Revue des Deux Mondes.
À deux mois des élections sénatoriales du 27 septembre, La France insoumise dévoile ses 90 têtes de liste dans les départements concernés par le renouvellement de la moitié de la Haute Assemblée. Sans aucun sénateur à ce jour, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon espère transformer sa percée aux municipales en premiers sièges au Palais du Luxembourg.
Réunis en commission mixte paritaire ce lundi, les sept députés et sept sénateurs se sont mis d’accord sur l’interdiction de tous les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Elle s’applique à toutes les plateformes, sans opérer de distinction comme le souhaitait initialement le Sénat. Emmanuel Macron veut appliquer le texte dès la rentrée, mais sa portée pourrait être limitée puisque la Commission européenne cherche à reprendre la main sur le sujet.
La sénatrice LR sortante, qui avait obtenu l’investiture à la troisième place d’une liste d’union UDI-Renaissance-LR, demandait la première place. Après avoir dénoncé un accord déséquilibré et se sentant « en décalage politique », Valérie Boyer décide de lancer sa liste dissidente. Renaud Muselier « regrette qu’elle ait cassé l’accord ». De quoi amener une dose d’incertitude de plus dans le scrutin.
Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.