Les présidents des quatre groupes parlementaires de la droite et du centre ont lancé dans le Journal du Dimanche un appel à la Justice pour qu'elle respecte la séparation des pouvoirs et s'abstienne de prendre en "otage" l'élection présidentielle, en référence au Penelopegate.
"La séparation des pouvoirs a été malmenée dans la procédure qui vise François Fillon" pour des soupçons d'emplois fictifs de son épouse et de deux de ses enfants, accusent dans une tribune commune Christian Jacob (groupe LR, Assemblée nationale), Bruno Retailleau (groupe LR, Sénat), Philippe Vigier (groupe UDI, Assemblée nationale) et François Zocchetto (groupe UC, Sénat).
Le chef de file des députés LR Christian Jacob à Paris, le 24 janvier 2017
AFP
"Avec une réactivité surprenante une procédure d’enquête a été engagée sur la base d’un délit qui n’existe pas pour un parlementaire, et de surcroît avec l’objectif de contrôler dans le détail l’activité d’un député et de ses collaborateurs" accusent-ils, estimant que "en écartant le principe de séparation des pouvoirs, l’élection présidentielle a été prise en otage", et évoquant un "risque de priver les électeurs du droit fondamental à exercer leur choix souverain si près de l’élection présidentielle".
"Ceux qui ont en charge d’appliquer la loi doivent la respecter", demandent encore ces parlementaires. "Notre justice ne doit pas s’aventurer sur le terrain de la politique et des médias", soulignent les élus, accusant en outre les responsables de l'enquête sur le candidat de la droite à la présidentielle de manquer à leurs obligations de discrétion: "une faute a été commise par ceux qui se sont exonérés du secret de l’enquête et qui ont préféré le bruit médiatique au droit", font-ils valoir.
A travers une proposition de loi, le député Renaissance Paul Midy souhaite encadrer le temps de parole sur les réseaux sociaux durant les périodes électorales et leur appliquer des règles similaires à celles que respectent les médias audiovisuels. Le texte suscite un certain scepticisme, tant sur le plan juridique que sur le plan technique.
Le candidat à la présidentielle réunit les cadres d’Horizons, ce dimanche, à Reims, pour montrer qu’il est prêt, avec la mise en « place d’une architecture de campagne ». Mais il s’agit aussi de « passer à une autre phase » et « ne plus être simplement le candidat Horizons et le président d’Horizons », décrypte un proche, pour mieux s’adresser à l’ensemble des Français, dans la perspective de 2027, mais aussi accueillir de futurs soutiens…
A quelques jours de l’examen, au Sénat, du projet de loi habilitant le gouvernement à transposer par ordonnances le Pacte sur la migration, la commission des affaires européennes a remis plusieurs recommandations, ce jeudi 7 mai. L’occasion pour les élus de rappeler à l’exécutif son insatisfaction sur la méthode employée.
« Déclarer sa candidature aujourd’hui et figer les choses ne me paraît pas être le bon principe », met en garde le patron des sénateurs Renaissance, alors que Gabriel Attal devrait annoncer bientôt sa candidature pour 2027.