Penelopegate : « Il y a une inquiétude à Bruxelles » selon Moscovici
Les dirigeants européens s’inquiètent que cette affaire autour de François Fillon profite à Marine Le Pen. Dans le même temps, Pierre Moscovici critique le « ni gauche ni droite » d'Emmanuel Macron.

Penelopegate : « Il y a une inquiétude à Bruxelles » selon Moscovici

Les dirigeants européens s’inquiètent que cette affaire autour de François Fillon profite à Marine Le Pen. Dans le même temps, Pierre Moscovici critique le « ni gauche ni droite » d'Emmanuel Macron.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Invité de Territoires d’Infos sur Public Sénat et Sud Radio, le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici n’a pas voulu s’exprimer sur le Penelopegate, mais affirme que cette affaire inquiète jusqu’à Bruxelles.

« La France est un pays décisif à Bruxelles, cette élection présidentielle est majeure. (…) Il y a une interrogation et une inquiétude. L’interrogation c’est : comment cela débouche sur une élection saine ? Et l’inquiétude est que cela profite à Madame Le Pen, avec le populisme qui l’emporte ».

«Il faut que la justice fasse vite son travail pour qu’on arrive à un débat de fond » ajoute-t-il. « Ce dont les Français auront envie c’est qu’on parle des projets pour le pays ».

L’ancien directeur de campagne de François Hollande pour la présidentielle de 2012 n’assistera pas à l’investiture de Benoît Hamon ce dimanche. Si en tant que commissaire européen il ne peut pas s’impliquer dans la campagne, il reconnaît quelques points de divergences avec Benoît Hamon, notamment sur l’Europe. « J’ai eu un candidat durant cette élection, et il a un nom : la gauche européenne. (…)Il y a des déclarations que je ne partage pas. Quand Benoît Hamon s’exprime en disant que l’Europe n’a pas à intervenir au niveau social, je pense qu’il a tort ».

« Benoît Hamon est un homme intelligent qui sait bien que le cœur de la social-démocratie est un équilibre entre cette gauche et l’Europe.  Il lui appartient maintenant de rassembler la famille socialiste, et d’avoir une part importante de reconnaissance du bilan, auquel il a participé ».

Pierre Moscovici sur Benoît Hamon
01:07

Pierre Moscovici insiste sur l’importance du clivage droite-gauche. « Je pense que ce clivage est nécessaire à la vie politique. Quand on ne sait pas bien comment les choses sont situées, on débouche sur des programmes trop flous et ambigus qui conduisent à décevoir ». Une attaque qui vise directement Emmanuel Macron, candidat « ni de droite, ni de gauche ». 

« Je ne pense pas qu’Emmanuel Macron soit l’avenir de la gauche » explique-t-il. « Je pense qu’on a besoin d’être situé politiquement, et quand un parti politique se définit trop par rapport à une personne, je pense que ce n’est pas quelque chose de solide dans le temps ».

Pierre Moscovici : " Je ne pense pas qu'Emmanuel Macron soit l'avenir de la gauche "
00:53

Alors que les dirigeants européens se réunissent aujourd’hui à Malte autour de la question du Brexit et de l’Amérique de Donald Trump, Pierre Moscovici prône la nécessité de l’unité face aux bouleversements géopolitiques. « Dans le monde où nous vivons, avec les Etats-Unis, la Russie de Poutine et la Chine qui est surpuissante, nous n’avons pas le droit de nous diviser. Si nous sommes 27 nains face à ces puissances mondiales, nous ne pesons pas. Mais si nous sommes 507 millions d’habitants, première puissance économique et grande puissance politique, nous pouvons dessiner un 21e siècle européen ».

Partager cet article

Dans la même thématique

ORSAY: Hopital Paris Saclay, services des   urgences adultes et pediatriques, service de neonatalogie pendant la canicule
10min

Politique

Canicule : « Ça va être terrible, on va atteindre les 10.000 morts, l’équivalent d’une guerre et on ne réagit pas », dénonce le sénateur écologiste Guillaume Gontard

Alors que le bilan de la canicule historique n’est pas connu, les attaques contre le gouvernement, venant de la gauche, du RN, mais même du bloc central, se multiplient. « La chaîne de prévision » et « la chaîne de réaction » ont « tenu », rétorque le premier ministre, Sébastien Lecornu. Mais il reconnaît une fragilité sur « la capacité de rafraîchissement des établissements de santé ». Les premières clim' devraient arriver « en fin de semaine ou début de semaine prochaine ».

Le

Penelopegate : « Il y a une inquiétude à Bruxelles » selon Moscovici
5min

Politique

Loi anti fast-fashion : le Sénat adopte définitivement le texte pénalisant les produits Shein et Temu

Les sénateurs ont définitivement adopté, lundi, la proposition de loi anti fast-fashion, après un accord en commission mixte paritaire pour ne cibler que les plateformes chinoises. Les vêtements de Shein, Temu et AliExpress se verront désormais infliger une pénalité financière. Comme à l’Assemblée, la gauche s’est en partie abstenue, regrettant que le texte délaisse les dérives plus larges de l’industrie textile en Europe.

Le

Photo illustration bois de sapin pour le chauffage
6min

Politique

Climat : les forêts françaises, « puits de carbone » en danger, alerte l'ONG Canopée

Dans un rapport publié ce lundi, l'association de protection des forêts Canopée pointe la réduction de la surface des forêts françaises, puits de carbone qui compensent les émissions de CO2, et indispensables à l'objectif de neutralité carbone à horizon 2050. Une hausse des prélèvements de bois qui s'explique notamment par une hausse des usages énergétiques.

Le

FREE CHRISTOPHE GLEIZES
7min

Politique

Christophe Gleizes, 1 an en prison : « Nous réfléchissons à entrer dans une phase plus offensive de la campagne pour sa libération »

Christophe Gleizes, journaliste sportif de 37 ans, est détenu en Algérie depuis un an. Il a été condamné le 29 juin 2025 à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme » avec mandat de dépôt. Ce lundi, RSF réitère son appel à une « libération immédiate ». Thibaut Bruttin, directeur général de l’organisation qui chapeaute le comité de soutien du journaliste sportif, fait un point pour Public Sénat sur la situation.

Le