Pénicaud: la formation, « enjeu stratégique » pour les entreprises
La ministre du Travail Muriel Pénicaud a souligné mardi que les questions de formation étaient un "enjeu stratégique", notamment...

Pénicaud: la formation, « enjeu stratégique » pour les entreprises

La ministre du Travail Muriel Pénicaud a souligné mardi que les questions de formation étaient un "enjeu stratégique", notamment...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La ministre du Travail Muriel Pénicaud a souligné mardi que les questions de formation étaient un "enjeu stratégique", notamment pour les entreprises, alors que le projet de loi "avenir professionnel" arrive à l'Assemblée devant la commission des affaires sociales.

"Le cœur du sujet, c'est la bataille des compétences", a déclaré la ministre sur BFM Business, à propos de ce texte qui vise à réformer la formation professionnelle, l'apprentissage et l'assurance chômage.

"La croissance repart - 268.000 créations nettes d'emplois l'année dernière -, on a commencé la décrue du chômage, mais tous les jours qu'est-ce que disent les entreprises, l'artisan, l'entrepreneur, la start-up, le grand groupe? On bute sur les compétences", a dit Mme Pénicaud, soulignant que la croissance n'était plus limitée "par les sujets d'agilité, de conquête des marchés" mais par le manque de compétences.

"Travail de longue haleine", la formation est un "enjeu absolument stratégique pour les entreprises, pour le pays mais aussi pour chacun", a-t-elle insisté, car les compétences, "on ne les trouve pas sur l'étagère, il faut les construire".

Le projet de loi "pour la liberté de choisir son avenir professionnel" est censé apporter plus de protection aux travailleurs, en complément des ordonnances réformant le Code du travail, qui ont donné plus de souplesse aux entreprises. Il devrait être adopté cet été.

Pour le secrétaire général de Force ouvrière, Pascal Pavageau, ce projet de loi "revient à une septième ordonnance". "On nous a expliqué en début de quinquennat qu'il allait y avoir des volets dits +flexibilité+, un peu pour les patrons, et à un moment donné un volet +sécurité+" pour les salariés, a-t-il expliqué mardi sur Sud radio. "En l'occurrence, tant sur le domaine de la formation que sur l'assurance chômage, on reste dans la même philosophie de flexibilité", a-t-il regretté.

Au delà, le responsable syndical a reproché à Emmanuel Macron sa "logique d'individualisation", "le fait de casser l'intégralité de nos cadres collectifs qui font notre fierté républicaine et notre modèle social". "Vous pouvez ne pas tenir compte d'une personne tout le temps, vous pouvez ne pas tenir compte de tout le monde une fois mais vous ne pouvez jamais ne pas tenir compte de tout le monde tout le temps. In fine ça s'arrêtera", a-t-il prédit.

"Quelqu'un a dit très justement: +on avait le candidat 2.0, on a le président un point c'est tout+", a-t-il ironisé, estimant que la philosophie du président, "c'est de dire quelque part si tu te plantes, si tu n'as pas eu de chance ou si tu perds ton emploi, c'est de ta faute".

Partager cet article

Dans la même thématique

Pénicaud: la formation, « enjeu stratégique » pour les entreprises
3min

Politique

Crise pétrolière : « Avec le transport maritime à la voile on est à 1g de CO2 par tonne de matériel transporté au km » se réjouit cet entrepreneur

Alors que le détroit d’Ormuz est toujours bloqué, et que les prix des hydrocarbures sont toujours au plus haut, certaines solutions de transports maritimes, hier décriées, montrent tout leur intérêt. Avec un taux d’émission de gaz à effet de serre faible et une ressource inépuisable, le transport maritime à la voile développé par une jeune entreprise bretonne a tous les avantages, comme l’explique ce chef d’entreprise dans l’émission « dialogue citoyen » présentée par Quentin Calmet.

Le

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le