Perquisitions LFI: la procureure générale de Paris dénonce « un coup de force » du camp Mélenchon
La procureure générale de la cour d'appel de Paris Catherine Champrenault a dénoncé samedi le "coup de force" contre les magistrats et policiers...

Perquisitions LFI: la procureure générale de Paris dénonce « un coup de force » du camp Mélenchon

La procureure générale de la cour d'appel de Paris Catherine Champrenault a dénoncé samedi le "coup de force" contre les magistrats et policiers...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La procureure générale de la cour d'appel de Paris Catherine Champrenault a dénoncé samedi le "coup de force" contre les magistrats et policiers mené par Jean-Luc Mélenchon et ses militants lors des perquisitions mardi au domicile du leader de LFI et au siège du parti.

"J'apporte mon soutien aux magistrats et policiers qui ont subi un coup de force", a dénoncé la magistrate sur Europe 1, pointant une tentative "d'entrave à l'action de la justice". "Je crois savoir qu'un policier a porté plainte, magistrats et policiers ont été choqués. Personne n'est au-dessus des lois", a-t-elle ajouté.

Dans une scène filmée par des journalistes, Jean-Luc Mélenchon avait notamment appelé ses proches à "enfoncer la porte" pour entrer dans les locaux de son mouvement où une perquisition était en cours. Il a ensuite bousculé un représentant du parquet ainsi qu'un policier qui s'interposait.

"Si monsieur Mélenchon était arrivé tout seul et calmement, il n'y aurait eu aucun problème pour qu'il accède aux locaux de son parti", a-t-elle ajouté.

Mais, accompagnés de militants et de députés LFI, il "a voulu rentrer en force", et "c'est parce qu'on ne pouvait pas filtrer eu égard à cette pression physique sur la porte, qu'effectivement on n'a pas laissé passer M. Mélenchon car on ne pouvait pas laisser passer le groupe", a-t-elle expliqué.

Alors que le patron de la France insoumise a dénoncé vendredi "une opération de police de type antiterroriste", la magistrate a justifié l'ampleur du dispositif: "il y avait plusieurs dizaines de policiers, ce qui est normal car il y avait une quinzaine de perquisitions".

- Insurgé -
Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, donne une conférence de presse à Paris, après les perquisitions menées notamment au siège de son parti
AFP

Catherine Champrenault a également assuré que le ministère de la Justice n'avait pas été informé des perquisitions: "nous ne faisons rien remonter avant que les faits ne se soient passés".

Elle a également justifié que l'enquête en reste à son stade préliminaire, sous l'égide du parquet. L'ouverture d'une information judiciaire, confiée à des juges d'instruction, serait pour l'heure "disproportionnée" selon elle, car "nous n'en sommes pas encore aux indices graves et concordants".

Alors que Jean-Mélenchon a demandé "l'annulation de cette perquisition et la restitution de tout ce qui a été prélevé", la magistrate a annoncé que les ordinateurs avaient été remis "hier soir (vendredi)" et assuré que "seuls les documents qui intéressent les infractions que l'on recherche" seront exploités et mis dans la procédure.

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le