« Personne n’imagine qu’El Guerrab puisse encore incarner la République » (Faure)
Olivier Faure, le président du groupe Nouvelle Gauche à l'Assemblée nationale, a déclaré vendredi que "personne n'imagine qu'El...

« Personne n’imagine qu’El Guerrab puisse encore incarner la République » (Faure)

Olivier Faure, le président du groupe Nouvelle Gauche à l'Assemblée nationale, a déclaré vendredi que "personne n'imagine qu'El...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Olivier Faure, le président du groupe Nouvelle Gauche à l'Assemblée nationale, a déclaré vendredi que "personne n'imagine qu'El Guerrab puisse encore incarner la République" après sa violente altercation avec un cadre du PS, Boris Faure.

"Personne n'imagine aujourd'hui que M'jid El Guerrab puisse encore incarner la République dans sa circonscription, et être un exemple pour celles et ceux qu'il aura face à lui", a déclaré Olivier Faure lors d'une conférence de presse à Solférino.

"Mais la décision n'appartient qu'à lui" pour ce qui est d'une éventuelle démission de l'Assemblée nationale, ajouté le député de Seine-et-Marne.

"Comment il pourra traiter la question de la violence, des incivilités? comment est-ce qu'il trouvera une crédibilité alors même qu'il peut joindre le geste à la parole?", a demandé M. Faure.

"On attend que la République en marche soit plus prompte, ils étaient souvent là à donner des leçons à l'ancien monde. Dans l'ancien monde, et je pense à notre parti politique, si c'était arrivé, je pense qu'on l'aurait démis tout de suite", a affirmé le député PS.

Rachid Temal, membre de la direction collégiale provisoire du PS, a adressé "son soutien" à Boris Faure. "Nous demandons à ce que l'enquête aille jusqu'au bout", et "nous attendons maintenant la prise de décision de la République en Marche, il faut que le parti dise des choses", a-t-il ajouté.

M. El Guerrab, sous le coup d'une enquête pour "violences aggravées" ouverte mercredi par le parquet de Paris, est accusé d'avoir commis le même jour des actes de violences contre Boris Faure, premier secrétaire de la fédération PS des Français de l'étranger. Il a été placé vendredi en garde à vue dans le cadre de la procédure.

Il s'est mis en congé vendredi de la République en marche et de son groupe parlementaire, "afin de permettre à l'enquête de se dérouler de la manière la plus sereine possible et de faire toute la lumière sur ce qui s'est passé". Il a été convoqué pour un entretien au siège de la REM "en début de semaine".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government
3min

Politique

Après la nomination controversée d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : les sénateurs socialistes déposent un texte pour encadrer son mandat

Nommée par Emmanuel Macron à la tête de la Cour des comptes, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin qui va disposer d’un mandat irrévocable, pourrait rester rue de Cambon une trentaine d’années. C’est trop pour les sénateurs socialistes qui ont déposé une proposition de loi pour limiter son mandat.

Le

Sciences Po Lyon
5min

Politique

Mort de Quentin : vers la fin des réunions politiques dans les universités ?

Après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le gouvernement a appelé les présidents d’universités à interdire les réunions politiques dans leurs établissements en cas de risque de trouble à l’ordre public. Un rappel du droit existant qui fait craindre une « neutralisation des campus ».

Le

« Personne n’imagine qu’El Guerrab puisse encore incarner la République » (Faure)
4min

Politique

Mort de Quentin : « Un jeune perd la vie, quelles que soient ses idées politiques, c’est inacceptable » déclare le sénateur David Ros

La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.

Le

Elysee Palace : Emmanuel Macron welcomes European Council President Antonio Costa
3min

Politique

Les sénateurs communistes veulent réduire les pouvoirs du Président de la République

Mercredi 25 février, les communistes du Sénat défendront une proposition de loi constitutionnelle visant à « restreindre certaines prérogatives du Président de la République ». Il s’agit de retirer des prérogatives du chef de l’Etat et de les transférer au Premier ministre, comme le pouvoir de dissolution ou encore la présidence du Conseil des ministres.

Le