« Petit marquis »: Alexandre Benalla présente ses excuses au Sénat
Alexandre Benalla a "présenté ses excuses" au président de la commission d'enquête du Sénat, Philippe Bas, qu'il avait qualifié...

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Alexandre Benalla a "présenté ses excuses" au président de la commission d'enquête du Sénat, Philippe Bas, qu'il avait qualifié...
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Alexandre Benalla a "présenté ses excuses" au président de la commission d'enquête du Sénat, Philippe Bas, qu'il avait qualifié la semaine dernière de "petit marquis", lors de l'ouverture de la séance de son audition, mercredi matin.

"J'ai un profond regret pour le propos que j'ai pu avoir à votre encontre, M. le président", a indiqué l'ex-collaborateur de l'Élysée, devant les parlementaires de la commission. "Je voulais vous assurer de mon respect total, et vous présente mes excuses", a-t-il ajouté à Philippe Bas qui a pris "acte" de cette déclaration.

"Nous n'avons pas à tenir compte des propos qui ont été tenus hors de notre enceinte", avait déclaré M. Bas quelques minutes plus tôt à l'ouverture de l'audience.

L'audition par la commission d'enquête sénatoriale d'Alexandre Benalla, principal protagoniste de l'affaire qui a empoisonné l'été d'Emmanuel Macron, a commencé vers 08h50 avec vingt minutes de retard.

L'ex-collaborateur du chef de l'État, mis en examen pour avoir malmené des manifestants en marge des défilés parisiens du 1er mai, avait dans un premier temps menacé de ne pas répondre à la convocation des sénateurs. Il s'était ravisé la semaine dernière pour ne pas s'exposer à des poursuites judiciaires, mais s'en était pris dans la presse à Philippe Bas, le président LR de la commission, qualifié de "petit marquis".

"Je tenais, parce que je sais qu'un certain nombre d'entre vous ont été vexés, ont été choqués, par les propos qui ont été les miens, à préciser le contexte", a entamé le jeune homme de 27 ans, invité à prendre la parole dès l'ouverture de la séance.

"J'ai ressenti à un moment un acharnement médiatique, un acharnement politique, et j'ai eu l'impression qu'un certain nombre de personnes ont pu se servir des institutions de notre pays à des fins politiques et médiatiques", a expliqué M. Benalla, costume sombre et chemise blanche.

"J'ai toujours défendu les institutions, j'ai toujours respecté les institutions, j'ai un profond respect pour le Sénat, les sénateurs", a-t-il martelé, en précisant que son propos "était celui d'avoir eu l'impression d'être instrumentalisé à des fins politiques".

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