Des pétitions signées par plusieurs dizaines de milliers d'internautes, François Bayrou et de nombreuses autres personnalités ont demandé l'entrée au Panthéon de Simone Veil, grande figure de la vie politique française décédée à 89 ans vendredi.
"Simone Veil, pour sa vie et son parcours de survivante de la Shoah, d'avocate pour les Droits des femmes et d'européenne mérite le Panthéon", affirme l'une de ces pétitions, signée par plus de 90.000 internautes sur le site change.org samedi vers 21H00, et soutenue notamment par la présidente LR de la région Île-de-France Valérie Pécresse ou par la comédienne espagnole Rossy de Palma.
Simone Veil
AFP
"Simone Veil est assurément l'une des femmes qui a le plus impacté l'Histoire de France de manière positive au XXème siècle, et ses actions bienfaitrices ont encore des échos aujourd’hui. Aussi, Simone Veil est assurément la femme la plus digne de figurer au Panthéon", soutient une autre pétition sur change.org, signée par plus de 80.000 internautes, et notamment par l'ancienne patronne du Medef Laurence Parisot.
Ces deux pétitions sont adressées au chef de l’État Emmanuel Macron.
Le président du MoDem François Bayrou, envers qui elle avait été très critique lors de la présidentielle de 2007, lui préférant Nicolas Sarkozy, a également lancé samedi un vibrant plaidoyer pour l'entrée au Panthéon de Simone Veil.
"Il ne s'agit pas ici de relations personnelles, de l'affection ou des regrets que l'on porte à l'égard d'un être", a-t-il expliqué sur Facebook. "Il ne s'agit même pas de cet être lui-même, avec ce qu'il a de grand et de relatif. Il s'agit d'un pays, et de son identification à une personnalité et un combat".
Simone Veil à Grasse, dans les Alpes-Maritimes, le 2 octobre 1976
AFP/Archives
Après une évocation des principales étapes de la vie de Simone Veil, M. Bayrou estime que "si l'on y réfléchit, tout cela, la Shoah, le dépassement de la haine, l'Europe, la société plus juste pour les femmes, tout cela a été le tissu même de la France, de sa marche en avant, de ce qu'elle a vécu de meilleur depuis la Libération. Et c'est donc tout cela, qui est grand, nécessaire et juste pour la France, qui entrera avec Simone Veil au Panthéon, porté par la Patrie reconnaissante".
- "Ce que veut la famille" -
Vendredi soir, en marge du séminaire gouvernemental à Nancy, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner avait affirmé qu'"il reviendrait au président de la République et au Premier ministre d'échanger d'abord avec (la) famille de (Simone Veil) parce que ce qui me paraît essentiel, c'est de savoir ce que veut aussi la famille (...). Ensuite, il y aura une réflexion".
Photo non datée de Simone Veil
AFP
De nombreuses autres voix se sont exprimées en faveur de cette entrée au Panthéon, comme celle de Jean-Claude Gayssot, qui a donné son nom à une loi mémorielle de 1990 qui réprime la contestation des crimes contre l'Humanité, l'ex-ministre des Droits des Femmes Laurence Rossignol, le député LR Sébastien Huyghe, le président LR de la région Paca Christian Estrosi, l'écrivain Bernard-Henri Lévy, la militante Femen Inna Shevchenko, le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan, le vice-président du FN Florian Philippot, les eurodéputés socialistes et radicaux français, le député UDI Yves Jégo, etc.
Actuellement seules quatre femmes reposent au Panthéon: Marie Curie, prix Nobel de physique et de chimie, les résistantes Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz, et Sophie Berthelot au côté de son époux le chimiste Marcellin Berthelot.
Le président du groupe Union centriste du Sénat, allié des LR à la Haute assemblée, ne ferme pas la porte à un rapprochement « à un moment donné » avec les sociaux-démocrates, tels que François Hollande ou Bernard Cazeneuve, « un homme tout à fait respectable », afin de battre « les extrêmes », avance le président de l’UDI.
Interrogée par la sénatrice Sylvie Robert (PS), auteure d’une proposition sur le sujet, la ministre de la culture Catherine Pégard s’est dite favorable à étudier création d’une clause permettant aux auteurs de quitter avec plus de facilité leur maison d’édition en cas de changements imposés par la direction. Une réponse à la crise ouverte chez Grasset par le renvoi de son président Olivier Nora par la direction d’Hachette, aux mains de Vincent Bolloré.
Après une commission d’enquête tendue, à l’Assemblée, sur l’audiovisuel public, le président de la commission de la culture du Sénat, Laurent Lafon, regrette que le gouvernement ait abandonné son texte qui créait une holding de l’audiovisuel public. « Je ne crois pas au statu quo », lui a répondu la ministre de la Culture, Catherine Pégard.
A l’initiative de Gérard Larcher, le Sénat a observé ce mercredi une minute de silence en hommage à Florian Montorio et Anicet Girardin, les deux soldats français victimes d’une embuscade en tant que membres de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). L’occasion pour le président du Sénat de renouveler son soutien au gouvernement libanais.