Philippe critique la « droitisation » des Républicains
Le Premier ministre Edouard Philippe, menacé d'exclusion du parti Les Républicains (LR), a vivement critiqué dimanche la ...

Philippe critique la « droitisation » des Républicains

Le Premier ministre Edouard Philippe, menacé d'exclusion du parti Les Républicains (LR), a vivement critiqué dimanche la ...
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Le Premier ministre Edouard Philippe, menacé d'exclusion du parti Les Républicains (LR), a vivement critiqué dimanche la "droitisation" de LR qui selon lui a rompu le "pacte fondateur" du parti.

En juillet le bureau politique de LR avait décidé qu'une commission spéciale se prononcerait à l'automne sur l'éventuelle exclusion du parti des responsables LR ayant rejoint le gouvernement ou affichant leur proximité avec Emmanuel Macron.

"Je suis perplexe sur ce qui se passe chez LR depuis très longtemps, car le pacte fondateur de rassemblement des droites et des centres a été mis à mal par une droitisation progressive, assumée, peut-être légitime, mais qui ne correspond pas au pacte fondateur tel que moi je l'avais porté", a rétorqué Edouard Philippe lors de l'émission Questions politiques de France Inter/franceinfo/Le Monde.

"La ligne politique chez LR s'est tellement décalée à droite qu'en 2012 la grande majorité des centristes ont quitté l'UMP après la campagne présidentielle, car ils considéraient que le pacte fondateur avait été rompu, et progressivement une série de gens a constaté que la ligne défendue ne leur convenait plus", a poursuivi Edouard Philippe, qui participa à la fondation de l'UMP en 2002 avec Alain Juppé.

"J'ai été extrêmement choqué par le fait que la famille politique dont j'avais contribué à la fondation était incapable, après le premier tour de l'élection (présidentielle), de dire explicitement que face à Marine Le Pen, il fallait voter Emmanuel Macron et souhaiter sa victoire. On a tourné autour du pot, tortillé dans tous les sens, évidemment pas pour dire qu’il fallait voter Marine Le Pen mais que quand même c'était compliqué à dire. Il y a des moments où il faut être clair et j'ai été clair", a-t-il lancé.

Interrogé sur son éventuelle adhésion à En Marche !, il s'est borné à répondre qu'il était pour l'instant "pleinement" mobilisé par sa "mission" à la tête du gouvernement.

"Peut-être qu'un jour Les Républicains me diront que tout ça n'est pas possible, et je considèrerai que l'efficacité de l'action politique exige une réorganisation", a-t-il ajouté.

"Aujourd'hui je suis encore membre des Républicains, mais le bureau politique a décidé de geler ma cotisation. Il ne la prélève plus. Mais ce qui m'intéresse n'est pas de savoir si la carte partisane dans mon portefeuille est encore valable ou pas", a encore dit le Premier ministre.

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