Philippe: « la question n’est pas de savoir s’il y a trop ou pas assez d’aides sociales »
Edouard Philippe a estimé mercredi que "la question n'est pas de savoir s'il y a trop ou pas assez d'aides sociales" mais si...

Philippe: « la question n’est pas de savoir s’il y a trop ou pas assez d’aides sociales »

Edouard Philippe a estimé mercredi que "la question n'est pas de savoir s'il y a trop ou pas assez d'aides sociales" mais si...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Edouard Philippe a estimé mercredi que "la question n'est pas de savoir s'il y a trop ou pas assez d'aides sociales" mais si elles sont "efficaces", tout en réaffirmant l'objectif de contenir la dépense publique.

"La question n'est pas du tout de savoir s'il y a trop ou pas assez d'aides sociales. La question est de savoir si notre modèle fonctionne, s'il est efficace, s'il produit les résultats que nous espérons", a déclaré le Premier ministre à l'issue d'un séminaire gouvernemental.

"Près de 9 millions de personnes en France sont pauvres, 1 enfant sur 5 vit dans une famille pauvre alors que nous sommes le pays d'Europe qui a le plus haut niveau de dépense sociale", a pointé M. Philippe, estimant que "nous ne sommes pas au niveau de service et d'efficacité que nous sommes en droit d'attendre".

"Nous considérons que ce caractère très insatisfaisant des résultats ne peut plus durer", a-t-il insisté.

Alors qu'une "stratégie de lutte contre la pauvreté" doit être mise en oeuvre par le gouvernement, M. Philippe a plaidé pour "remettre de la justice et de la cohérence dans le système". Il faut "payer la juste prestation en prenant en compte les ressources contemporaines des individus, en mettant un terme à la gestion parfois kafkaïenne des indus, en luttant efficacement contre la fraude, en faisant en sorte que ce à quoi ont droit les individus, ils y aient effectivement accès", a-t-il ajouté.

Interrogé sur les déclarations de Gérald Darmanin, qui avait déploré qu'il y ait "trop" d'aides sociales et "parfois contradictoires", M. Philippe a réfuté tout désaccord avec le ministre de l'Action et des comptes publics. M. Darmanin "a indiqué à juste titre que le foisonnement, la complexité des aides sociales, pouvait devenir un problème", a pointé M. Philippe.

Mais pourrait-il y avoir une baisse des prestations sociales ? "La réponse est non", a déclaré M. Philippe avant de préciser que l'exécutif voulait "faire en sorte que l'accroissement de la dépense publique soit freinée, contenue".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau veut « renverser la table » avec une profonde réforme constitutionnelle

S’il est élu président de la République en 2027, Bruno Retailleau veut faire de la réforme constitutionnelle sa première grande réforme. Le président des Républicains entend engager, dès le début de son mandat, une refonte des institutions destinée à renforcer le pouvoir des citoyens, réaffirmer la primauté du droit français et donner davantage de marges de manœuvre au Parlement, notamment sur l’immigration et la sécurité.

Le

Blois: Raphael Glucksmann at summer convention campusPS
10min

Politique

« Si Raphaël Glucksmann veut jouer la finale de la Ligue des champions, il ne peut pas avoir peur des barrages » : tensions autour de l’organisation des débats de la primaire PS

Alors que l’équipe de Raphaël Glucksmann prône l’organisation d’un seul débat, sur le service public, dans le cadre de la primaire PS/Place Publique, les autres candidats en veulent trois. « Les bras m’en tombent. Je ne comprends pas le raisonnement », pointe le sénateur Rémi Cardon, soutien d’Olivier Faure, lui aussi candidat. « Ça ne pose aucun problème à Raphaël Glucksmann qu’il y ait deux ou trois débats », assure pourtant le sénateur Place Publique Bernard Jomier, qui pointe des polémiques « pas à la hauteur », y compris de la part de soutiens socialistes de son candidat…

Le

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : suivez le premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
7min

Politique

Présidentielle 2027 : une multitude de candidats mais combien seront-ils réellement sur la ligne de départ ?

À huit mois de l’élection présidentielle, la course à l’Élysée donne l’impression d’une compétition sans limite. Une trentaine de personnalités, déclarées, pressenties ou envisagées, ambitionnent déjà de se présenter. Mais entre les primaires, le financement des campagnes et surtout les 500 parrainages d’élus nécessaires, la liste devrait rapidement se réduire.

Le