Philippe Martinez (CGT) critique le bilan « négatif » de Hollande
Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, juge "négatif" le bilan de François Hollande et estime que des valeurs de gauche...

Philippe Martinez (CGT) critique le bilan « négatif » de Hollande

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, juge "négatif" le bilan de François Hollande et estime que des valeurs de gauche...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, juge "négatif" le bilan de François Hollande et estime que des valeurs de gauche "se sont écroulées" sous son quinquennat, dans une interview au Monde daté de samedi.

"Je suis sidéré de voir que le président de la République assume plus que jamais son bilan alors qu'il n'a pas osé se représenter, en renvoyant la responsabilité à son entourage, un ancien ministre, un ancien Premier ministre", dit le leader syndical, qui juge son bilan "négatif".

"Quand on est fier de son bilan, et qu'on le juge positif, on n'a pas peur d'aller devant les électeurs", tacle-t-il.

Toutefois, M. Martinez met à l'actif du président un "point positif": le mariage pour tous. Mais "un certain nombre de valeurs de la gauche se sont écroulées durant ce quinquennat".

La CGT, qui ne donne pas de consigne de vote sauf pour faire barrage au FN, "est en réflexion" pour savoir si elle va appeler à voter pour le candidat qui sera en face de Marine Le Pen si elle est au second tour.

"Personne ne peut contester l'opposition résolue de la CGT au FN", dit-il. "Mais il ne faut pas exonérer les politiques, surtout quand ils chassent sur ses terres, par exemple en stigmatisant l'étranger, de leurs responsabilités dans la montée du parti frontiste", relève M. Martinez, sans citer de noms.

Il se dit favorable à une manifestation unitaire le 1er mai, avec tous les syndicats, "mais il ne portera pas uniquement sur le FN".

Laurent Berger, son homologue de la CFDT, s'était également dit favorable à une manifestation unitaire le 1er mai pour faire barrage au FN, si ce parti était qualifié au second tour.

"Il ne s'agit pas de manifester seulement son opposition à l'extrême droite. Il faut mettre en perspective les problématiques de la crise dont souffrent les citoyens de ce pays et mettre en avant des solutions pour sortir de ce qui renvoie au vote FN", invite M. Martinez.

Partager cet article

Dans la même thématique

Philippe Martinez (CGT) critique le bilan « négatif » de Hollande
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le