Philippe Poutou : « les élections, ça ne change pas la vie »
Ce lundi, Philippe Poutou, candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) à l’élection présidentielle, était l’invité de Présidentielle 360, sur Public Sénat. Il a attaqué le monde politique et défendu la mobilisation sociale, plus importante à ses yeux qu’une élection.

Philippe Poutou : « les élections, ça ne change pas la vie »

Ce lundi, Philippe Poutou, candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) à l’élection présidentielle, était l’invité de Présidentielle 360, sur Public Sénat. Il a attaqué le monde politique et défendu la mobilisation sociale, plus importante à ses yeux qu’une élection.
Public Sénat

Par Pierre de Boissieu

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Le candidat du NPA a dénoncé le « spectacle affligeant et écoeurant du monde politicien corrompu. » « Ils se permettent de discuter de politiques de rigueur, de réduction des déficits et, en même temps, ce sont eux qui piquent dans les caisses publiques » a-t-il expliqué.

Pour Philippe Poutou, les citoyens doivent reprendre la politique en main. « Les élections, ça ne change pas la vie. (...) Ce qui se passe en Guyane, à notre avis, c’est cela qui va être plus déterminant que le résultat des élections : une population qui se met en colère, qui dit son “ras-le-bol” » a avancé le candidat du NPA.

« Jean-Luc Mélenchon représente l’inverse de ce qu’on veut dire »

Philippe Poutou : « Jean-Luc Mélenchon représente l’inverse de ce qu’on veut dire »
00:47

Philippe Poutou a clairement marqué sa différence avec Jean-Luc Mélenchon, le candidat de La France insoumise. « Cela fait des décennies que Jean-Luc Mélenchon fait de la politique, il a été au parti socialiste pendant longtemps, il a  même été dans le gouvernement de Jospin » a-t-il souligné. Pour lui, le candidat de La France insoumise « représente l’inverse de ce que nous voulons dire : prendre nos affaires en main et rompre avec ce système capitaliste, rompre avec la gauche institutionnelle. »

Par ailleurs, le candidat du NPA a rappelé l’engagement de son parti pour l'internationalisme : « nous sommes pour la solidarité entre les peuples, pas du tout pour une discussion sur la République, le chauvinisme ou le protectionnisme. »

Interdire le licenciement

Philippe Poutou défend l'idée de l'interdiction du licenciement
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Une des mesures phares du programme de Philippe Poutou est l’interdiction du licenciement. « Il est certain qu’il y a des petits patrons et des artisans qui souffrent réellement - et notamment dans l’agriculture » a-t-il concédé. Mais pour lui, il s’agit surtout d’appliquer cette mesure aux « gros patrons », comme Arnault ou Ford, l’entreprise dans laquelle travaille le candidat du NPA.

« Il n’y a aucune raison que les salariés payent les aléas d’une économie dirigée par d’autres » a déclaré Philippe Poutou. « Cette idée paraît peut-être idéaliste ou utopique, mais il va falloir une économie qui protège vraiment tout le monde ».

Désarmer la police

Philippe Poutou veut désarmer la police
02:24

Le candidat du NPA a dénoncé « la police qui sévit dans les quartiers populaires. » « Il y a des corps de policiers qui y mènent une politique de harcèlement, ainsi que dans les manifestations » a-t-il expliqué. Il faudrait, selon Philippe Poutou, suivre l'exemple de l’Angleterre, de la Norvège ou de la Suède.

« La violence, ce n’est pas les jeunes des quartiers mais la vie qu’on leur impose. C’est 20 % de chômage, un niveau de vie très bas et des conditions de plus en plus difficiles » a avancé le candidat du NPA. Pour Philippe Poutou, la solution est sociale : « donner du boulot, développer les services publics et empêcher le racisme qui existe chez certains policiers. »

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. 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