Philippe reçoit chaque ministre: « Je ne suis pas dans la sanction » mais « dans l’amélioration »
Le Premier ministre Edouard Philippe a indiqué lundi qu'il ne serait "pas dans la sanction" mais "dans l'amélioration" lorsqu'il...

Philippe reçoit chaque ministre: « Je ne suis pas dans la sanction » mais « dans l’amélioration »

Le Premier ministre Edouard Philippe a indiqué lundi qu'il ne serait "pas dans la sanction" mais "dans l'amélioration" lorsqu'il...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le Premier ministre Edouard Philippe a indiqué lundi qu'il ne serait "pas dans la sanction" mais "dans l'amélioration" lorsqu'il recevrait à partir de mardi tous les ministres les uns après les autres pour faire le bilan de leur action.

"Cela commence demain" et le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer sera le premier à être reçu, a indiqué M. Philippe à RTL.

"Quand on a un travail prenant (...) on a le nez dans le guidon, on bosse, on bosse, on bosse, et c'est très bien ainsi, on est là pour ça, on va pas se plaindre. Mais une fois qu'on a fait ça, on a parfois un besoin un petit peu de lever le nez et de se demander, en fonction de ce qu'on voulait faire il y a un an, qu'est-ce qu'on a fait, qu'est-ce qui se passe bien, qu'est-ce qui se passe pas bien, et d'avoir cette discussion pour recadrer les choses", a-t-il expliqué.

"C'est l'objectif avec les ministres, c'est aussi de regarder ce que nous avons fait, et bien fait", a-t-il ajouté.

Interrogé pour savoir s'il pourrait y avoir un remaniement à l'issue de ces entretiens, il a simplement dit vouloir "avoir une conversation les yeux dans les yeux avec tous les ministres pour savoir comment est-ce qu'on peut améliorer l'action collective". "Je ne suis pas dans la sanction, je suis dans l'amélioration", a-t-il conclu.

Ces entretiens seront menés à la demande du président Emmanuel Macron, avait précisé Edouard Philippe en mai lors de l'annonce de leur tenue. L'objectif est de "faire le bilan de l'avancement de la feuille de route, vérifier ce qui a été engagé, étudier la suite...", avait-il alors indiqué.

Lors de ces entretiens, les ministres doivent notamment présenter "un plan de transformation ministériel pour 2018-2022", que le Premier ministre leur avait demandé de préparer début juin, dans une circulaire envoyée à chaque ministre et secrétaire d'Etat, et dont l'AFP a eu copie.

Ce "plan" doit présenter les principales actions menées depuis un an (3 à 5 par ministère), et celles à venir: "L'objectif de ce plan est de sécuriser la mise en oeuvre opérationnelle des transformations engagées par votre ministère. Il doit couvrir vos principales réformes déjà engagées, celles qui seront décidées à la suite de la remise du rapport +action publique 2022+, ainsi que les principales mesures de vos projets à venir", expliquait-il.

Il doit notamment comprendre les différentes réformes et les impacts attendus, le calendrier et les indicateurs de suivis, ainsi que les moyens et équipes mis en oeuvre.

Partager cet article

Dans la même thématique

Elections Legislatives bureau de vote a Nice
9min

Politique

68 % des communes n’ont qu’une liste pour les municipales : « Démocratie confisquée » ou « illusion d’optique » liée au nouveau mode de scrutin ?

Pour les élections municipales, les deux tiers des communes connaissent déjà le nom de leur maire, car une seule liste a été déposée en préfecture. « C’est à cause de la transformation du mode de scrutin », qui généralise les listes paritaires pour les communes de moins de 1000 habitants, explique le sénateur PS Eric Kerrouche. Ne pas avoir le choix « n’est pas bon pour la démocratie », pointe le sénateur Horizons Franck Dhersin. Mais pour le socialiste, « ça systématise quelque chose qui était là auparavant ».

Le

President Donald Trump Delivers Joint Address To Congress in Washington
6min

Politique

Guerre en Iran : Donald Trump peut-il se passer de l’accord du Congrès américain ?

Après un week-end de tâtonnements, l’administration américaine et Donald Trump a finalement employé le terme de « guerre » pour qualifier l’intervention américaine en Iran. Une loi de 1973, permet certes au Président américain de déclencher une intervention militaire limitée, mais selon la Constitution, seul le Congrès a le pouvoir de déclarer la guerre. Deux résolutions vont être examinées au Congrès cette semaine pour tenter de limiter les pouvoirs de l’exécutif. Sans chances de succès, pour le moment. Explications.

Le