Philippe s’engage à « travailler avec toutes les oppositions »
Le Premier ministre Edouard Philippe s'est engagé mercredi, pour sa première séance des questions au gouvernement, à "travailler"...

Philippe s’engage à « travailler avec toutes les oppositions »

Le Premier ministre Edouard Philippe s'est engagé mercredi, pour sa première séance des questions au gouvernement, à "travailler"...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le Premier ministre Edouard Philippe s'est engagé mercredi, pour sa première séance des questions au gouvernement, à "travailler" avec "toutes les oppositions".

Il a par ailleurs confirmé qu'une loi budgétaire détaillerait les grands jalons pour l'ensemble du quinquennat.

Répondant pour la première question au gouvernement du quinquennat au député LR Damien Abad (Ain), le chef du gouvernement a estimé qu'il n'y avait pas une opposition mais "des oppositions", de l'extrême gauche à l'extrême droite, à qui il a adressé un signe d'ouverture.

"A vous écouter, vous seriez la seule opposition, en tout cas la seule opposition responsable (...) Mais il y a d'autres oppositions, elles vous plaisent peut-être moins, mais enfin elles existent", a fait valoir M. Philippe.

"Personnellement je les prends comme elles sont: avec leur style, avec leurs idées, avec leur façon de s'exprimer, elles sont différentes, leur enthousiasme, leur verve. Je les respecte toutes et je répondrai et je travaillerai avec toutes les oppositions", a-t-il poursuivi.

Pour ses débuts dans l'exercice devant les députés, le chef du gouvernement a également signé son premier lapsus.

"Vous craignez que je sois le présid...", a-t-il commencé à dire, avant de s'interrompre, sous les rires de l'Assemblée. "Le Premier ministre!", s'est-il repris.

M. Philippe a également confirmé au passage une promesse du candidat Macron, à savoir qu'une loi fixerait à la fin de l'année, pour cinq ans, les grands jalons budgétaires du quinquennat.

"A partir de septembre, nous discuterons de deux projets de loi, un projet de loi de finances pour 2018 et un projet de loi de programmation finances publiques pour la totalité du quinquennat", a-t-il dit.

"Et notre objectif c'est évidemment de faire voter dès cette année toute une série de mesures en précisant le moment où elles entreront en vigueur de façon à donner (...) de la visibilité, de la prévisibilité", a-t-il justifié.

Parmi ces mesures doivent notamment figurer l'allègement de l'ISF, qui entrera en vigueur en 2019, et la transformation du Crédit d'Impôt Compétitivité Emploi (CICE) en baisse de cotisations sociales, reportée elle aussi à 2019.

"C'est la capacité que nous aurons tous à savoir quand, exactement, telle mesure entrera en vigueur. C'est indispensable parce que ça permet de fonder ses anticipations, de prendre ses décisions, de planifier et (...) c'est une des demandes les plus récurrentes du monde économique", a souligné le Premier ministre.

Partager cet article

Dans la même thématique

Philippe s’engage à « travailler avec toutes les oppositions »
6min

Politique

Justice criminelle : le Sénat adopte le texte qui instaure une nouvelle procédure de plaider-coupable 

Mardi soir, le Sénat a adopté le projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes. Le texte est l’objet depuis plusieurs jours de l’opposition des avocats contre l’instauration de l’extension de la reconnaissance préalable de culpabilité à certains crimes. Sorte de plaider-coupable à la française qui, selon le garde des Sceaux, permettrait de désengorger en partie les juridictions. Les arguments n’ont pas convaincu les groupes de gauche qui ont voté massivement contre.

Le

Paris: Seance questions au gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Travail le 1er mai : une réforme quasi enterrée, que ses défenseurs cherchent à réanimer

Face au risque de censure et sous la pression des syndicats, le gouvernement a repoussé sine die la proposition de loi sénatoriale sur le travail le 1er mai, tout en ouvrant des discussions. Une décision dénoncée par Gabriel Attal chez Renaissance. Côté LR, Bruno Retailleau propose aux présidents de l’Assemblée et du Sénat de convoquer eux-mêmes la commission mixte paritaire, pour relancer le processus parlementaire. Si Gérard Larcher « était prêt à étudier » la question, l’idée serait en « stand by » face aux hésitations de Yaël Braun-Pivet.

Le

Philippe s’engage à « travailler avec toutes les oppositions »
3min

Politique

Au nom du « soutien au peuple Vénézuélien », Gérard Larcher reçoit au Sénat la Prix Nobel de la paix et opposante María Corina Machado

Au lendemain de sa rencontre avec Emmanuel Macron, la lauréate du Prix Nobel de la paix María Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne, est reçue mardi 14 avril par le président du Sénat Gérard Larcher. L’occasion d’échanger sur « les perspectives d’une transition pacifique et démocratique » au Venezuela plus de trois mois après la capture du président Maduro par les États-Unis.

Le

Philippe s’engage à « travailler avec toutes les oppositions »
3min

Politique

Après son arrivée chez Grasset, relié à Vincent Bolloré, Boualem Sansal assure ne « pas du tout » se rapprocher de l’extrême-droite 

Invité de la matinale de Public Sénat ce mardi 14 avril, Boualem Sansal est revenu sur son récent départ de Gallimard, son éditeur historique, vers Grasset, relié au milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Interrogé sur ce choix et sur d’hypothétiques liens avec l’extrême-droite, l’écrivain franco-algérien assure ne « pas du tout » se rapprocher de ce camp politique et dit « picorer » ses idées « à droite » et « à gauche ».

Le