Philippe s’engage à « travailler avec toutes les oppositions »
Le Premier ministre Edouard Philippe s'est engagé mercredi, pour sa première séance des questions au gouvernement, à "travailler"...

Philippe s’engage à « travailler avec toutes les oppositions »

Le Premier ministre Edouard Philippe s'est engagé mercredi, pour sa première séance des questions au gouvernement, à "travailler"...
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Le Premier ministre Edouard Philippe s'est engagé mercredi, pour sa première séance des questions au gouvernement, à "travailler" avec "toutes les oppositions".

Il a par ailleurs confirmé qu'une loi budgétaire détaillerait les grands jalons pour l'ensemble du quinquennat.

Répondant pour la première question au gouvernement du quinquennat au député LR Damien Abad (Ain), le chef du gouvernement a estimé qu'il n'y avait pas une opposition mais "des oppositions", de l'extrême gauche à l'extrême droite, à qui il a adressé un signe d'ouverture.

"A vous écouter, vous seriez la seule opposition, en tout cas la seule opposition responsable (...) Mais il y a d'autres oppositions, elles vous plaisent peut-être moins, mais enfin elles existent", a fait valoir M. Philippe.

"Personnellement je les prends comme elles sont: avec leur style, avec leurs idées, avec leur façon de s'exprimer, elles sont différentes, leur enthousiasme, leur verve. Je les respecte toutes et je répondrai et je travaillerai avec toutes les oppositions", a-t-il poursuivi.

Pour ses débuts dans l'exercice devant les députés, le chef du gouvernement a également signé son premier lapsus.

"Vous craignez que je sois le présid...", a-t-il commencé à dire, avant de s'interrompre, sous les rires de l'Assemblée. "Le Premier ministre!", s'est-il repris.

M. Philippe a également confirmé au passage une promesse du candidat Macron, à savoir qu'une loi fixerait à la fin de l'année, pour cinq ans, les grands jalons budgétaires du quinquennat.

"A partir de septembre, nous discuterons de deux projets de loi, un projet de loi de finances pour 2018 et un projet de loi de programmation finances publiques pour la totalité du quinquennat", a-t-il dit.

"Et notre objectif c'est évidemment de faire voter dès cette année toute une série de mesures en précisant le moment où elles entreront en vigueur de façon à donner (...) de la visibilité, de la prévisibilité", a-t-il justifié.

Parmi ces mesures doivent notamment figurer l'allègement de l'ISF, qui entrera en vigueur en 2019, et la transformation du Crédit d'Impôt Compétitivité Emploi (CICE) en baisse de cotisations sociales, reportée elle aussi à 2019.

"C'est la capacité que nous aurons tous à savoir quand, exactement, telle mesure entrera en vigueur. C'est indispensable parce que ça permet de fonder ses anticipations, de prendre ses décisions, de planifier et (...) c'est une des demandes les plus récurrentes du monde économique", a souligné le Premier ministre.

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