Pierre Gattaz conseille  à François Fillon de faire plus de pédagogie
Pierre Gattaz, président du Medef, a annoncé qu’il ne prendra pas position pour un candidat à la présidentielle et s’est dit « gêné » par la fermeture de Fessenheim  « si c’est une décision politique ».

Pierre Gattaz conseille à François Fillon de faire plus de pédagogie

Pierre Gattaz, président du Medef, a annoncé qu’il ne prendra pas position pour un candidat à la présidentielle et s’est dit « gêné » par la fermeture de Fessenheim  « si c’est une décision politique ».
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Prudent. Pierre Gattaz reste prudent quand il s’agit d’avoir à s’engager ou non pour un candidat à la présidentielle : « Je ne prendrai pas position. Par contre, je vais continuer de regarder les programmes économiques. Je peux vous dire que le plus détaillé aujourd’hui, le plus pragmatique c’est celui de François Fillon ; j’attends beaucoup d’Emmanuel Macron parce que je n’ai rien, ou presque (…) parce que ce n’est pas encore sorti (…) ».

Et regarder de très près les programmes des candidats, c’est ce que le Medef va faire, puisque Pierre Gattaz a annoncé que son organisation patronale recevra « la douzaine de candidats majeurs à partir du 15 mars et jusqu’au 15 avril ».

Mais si Pierre Gattaz ne souhaite pas se positionner, il donne tout de même des conseils. Et notamment à François Fillon, au sujet de sa proposition de réduire de 500 000 le nombre de fonctionnaires. Mais cette fois, tout en nuances, après les tensions avec les fillionistes : « Ce qu’il faut juste, c’est qu’on l’explique un peu mieux, pour éviter le syndrome de la loi El Khomri de janvier 2016, que j’ai subie (…) Il faut associer les gens (…) faire de la pédagogie ».

Le patron du Medef s’est dit également « très angoissé » devant l’ « irréalisme »  du programme de Benoît Hamon, qu’il trouve « absurde et idéologue » : « Le constat qu’il fait c’est qu’il n’y a plus de croissance et plus d’emploi. C’est faux ! La croissance, il faut aller la chercher ».

Pierre Gattaz à propos de Fessenheim
02:33

Interrogé également sur la décision du conseil d’administration d’EDF qui ouvre la voie à la fermeture de la centrale de Fessenheim, Pierre Gattaz prévient : « Si c’est une décision politique, ça me gêne profondément. Si c’est une décision rationnelle liée à une sécurité qui pourrait être défaillante ou à des investissements trop gros de maintenances (…) à ce moment-là, je me rallie à la décision ». Pour Pierre Gattaz « le nucléaire est un atout » : « Ce sont des investissements énormes que nous avons fait, c’est une énergie propre décarbonnée (…) c’est quand même idiot de [la] supprimer ». Toutefois le président du Medef temporise : « Je pense qu’il ne faut pas être tout nucléaire non plus. Il faut évoluer vers un mixte ».

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