Piétonnisation des voies sur berges : la région présente des alternatives
La région Ile-de-France a présenté ce jeudi trois scénarios alternatifs concernant la piétonnisation des voies sur berges mise en place par la ville de Paris. Des propositions révélées alors que dans son troisième rapport, le comité régional met en cause l’augmentation des nuisances sonores, de la pollution et du trafic.

Piétonnisation des voies sur berges : la région présente des alternatives

La région Ile-de-France a présenté ce jeudi trois scénarios alternatifs concernant la piétonnisation des voies sur berges mise en place par la ville de Paris. Des propositions révélées alors que dans son troisième rapport, le comité régional met en cause l’augmentation des nuisances sonores, de la pollution et du trafic.
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La guerre est loin d’être terminée entre la ville de Paris et la région Ile-de-France autour de la piétonisation des voies sur berges. Toujours en désaccord avec le projet porté par la maire de Paris Anne Hidalgo sur la piétonnisation des berges de Seine rive droite, La présidente de région Valérie Pécresse a présenté via l’Institut de l’aménagement et de l’urbanisme (IAU) a présenté des scénarios alternatifs à l’aménagement mis en place par la mairie de Paris.

Dans ces trois scénarios, la région mise sur moins de circulation et d’embouteillages, et plus d’espaces pour les piétons, les cyclistes et les transports en commun.

Ces propositions interviennent alors que le comité d’évaluation régional de la fermeture des voies sur berges a rendu son troisième rapport. Il souligne une augmentation des nuisances sonores, un allongement des parcours aux heures de pointe notamment au niveau du boulevard St Germain, et surtout une baisse de la qualité de l’air.

« Ceci dit, on est prudent, car il y a aussi des conditions météorologiques qui ont été très particulières ces derniers mois, avec le froid, le vent et l’absence de pluie » reconnaît toutefois Chantal Jouanno, sénatrice et vice-présidente du conseil régional d’Ile-de-France au micro de Public Sénat (voir vidéo ci-dessus). « Mais c’est un signal d’alerte important » ajoute-t-elle.

Des conclusions qui viennent contredire celles de la ville de Paris. Lundi dernier, le réseau de la qualité de l’air en région, Airparif, avait publié un bilan dans lequel il mettait en avant une meilleure qualité de l’air au niveau des quais piétonnisés. Mais pour l’ancienne ministre de l’Ecologie, AirParif arrive aux mêmes bilans que le comité régional. « Sur les quais bas fermés, il y a moins de pollution que sur les quais hauts. Ce qui paraît absolument logique, car il n’y a plus de sources de pollution. Mais elle nous dit en parallèle qu’il y a plus de pollutions sur les quais hauts près des habitations. Donc il y a plus de personnes impactées ».

Le rapport de force entre Anne Hidalgo et la région Ile-de-France est loin d’être terminé. La piétonnisation des voies sur berges a été votée pour six mois par le Conseil de Paris en septembre dernier. Mais la mairie de Paris souhaite prolonger la fermeture à la circulation des voies sur berges au-delà du mois de mars. Une décision qui devra être prise en accord avec le préfet de police de Paris, Michel Cadot.

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