Place publique, un nouveau parti qui veut « bouleverser le champ politique »
Vingt-deux intellectuels, militants, élus, emmenés par l'essayiste Raphaël Glucksmann signent mardi dans Libération "l'acte de...

Place publique, un nouveau parti qui veut « bouleverser le champ politique »

Vingt-deux intellectuels, militants, élus, emmenés par l'essayiste Raphaël Glucksmann signent mardi dans Libération "l'acte de...
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Vingt-deux intellectuels, militants, élus, emmenés par l'essayiste Raphaël Glucksmann signent mardi dans Libération "l'acte de naissance" d'un nouveau parti, Place publique, qui veut "bouleverser le champ politique" -sans exclure de présenter une liste aux européennes.

"Il ne s'agit pas là d'un énième appel à sauver le monde, mais de l'acte de naissance d'un mouvement qui a vocation à se structurer sur tout le territoire français et l'Europe, à multiplier les réunions publiques, à contrer les lobbies et à bouleverser le champ politique", écrivent-ils.

Le nouveau parti se veut "ouvert à toutes celles et tous ceux qui partagent les principes de solidarité sociale, de respect du vivant, de renforcement de la démocratie et de promotion des droits humains".

Un site internet doit être lancé dans la soirée (place-publique-eu), et un premier meeting est prévu le 15 novembre à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

L'association de financement adossée à Place publique a obtenu lundi son agrément auprès de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

Le nouveau mouvement sera coprésidé par le maire de Kingersheim (Haut-Rhin) Jo Spiegel, et par la chef d'entreprise et spécialiste des questions technologiques Diana Filippova.

Autres signataires, les économistes Thomas Porcher et Lucas Chancel, la militante écologiste Claire Nouvian, l'élu écologiste parisien Dan Lert, ou l'avocat Jérôme Karsenti, défenseur notamment d'Anticor.

Le mouvement, qui veut partir des idées et solution de "terrain" pour construire un "projet alternatif", est structuré autour de quatre "urgences" -urgence écologique, urgence démocratique, urgence sociale et urgence européenne-, et sera animé par des "porteurs de cause".

Écologiste, de gauche et pro-européen, le nouveau parti s'annonce proche sur le fond d'Europe Écologie Les Verts et de Générations. Raphaël Glucksmann était d'ailleurs présent (comme Yannick Jadot) au lancement du parti de Benoît Hamon, le 1er juillet 2017.

Pourrait-il présenter à son tour une liste aux Européennes, dans un paysage de gauche déjà très émietté ?

Le parti maintient une certaine ambiguïté sur le sujet. "On ne va pas faire une liste de plus, la cinquante-septième (...) Après, si on veut peser, on doit se saisir des échéances électorales. Est-ce que ça se transforme en liste ? Franchement on n'en sait rien", confie M. Glucksmann à l'AFP.

L'enjeu est d'"inventer un mouvement qui pèse sur la sphère politique, qui n'est pas un think tank, mais qui se définisse d'abord comme un laboratoire de solutions, d'idées, et de plateforme des luttes qui existent déjà", précise-t-il.

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