Autant de places d'hébergement d'urgence que l'hiver dernier, plus de maraudes pour sortir les sans-abri de la rue: le gouvernement a présenté...
Plan hiver: l’Etat maintient ses efforts pour les sans-abri, les associations doutent
Autant de places d'hébergement d'urgence que l'hiver dernier, plus de maraudes pour sortir les sans-abri de la rue: le gouvernement a présenté...
Par Romain FONSEGRIVES
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Mis à jour le
Autant de places d'hébergement d'urgence que l'hiver dernier, plus de maraudes pour sortir les sans-abri de la rue: le gouvernement a présenté mercredi son plan hiver, un effort qu'il estime "sans précédent" mais encore "sous-dimensionné" selon les associations.
La promesse d'Emmanuel Macron, qui ne voulait plus de sans-abri dans les rues à la fin 2017, reste loin d'être tenue, malgré les deux milliards d'euros alloués à l'hébergement d'urgence.
"La rue, ça tue, il y a encore des milliers de personnes qui sont à la rue. On n'est jamais à la rue par choix", a déclaré le ministre du Logement Julien Denormandie, lors d'une visite d'un centre d'accueil de jour Emmaüs Solidarités à Paris.
Cet hiver, l'Etat pourra ouvrir "en moyenne et en fonction des températures, environ 14.000 places supplémentaires qui viendront s'ajouter aux 136.000 d'hébergement d'urgence qui existent déjà sur notre territoire", a-t-il détaillé. Un dispositif d'une ampleur similaire à celui de l'année passée.
L'Ile-de-France, région la plus précaire, comptera 7.000 des 14.000 places supplémentaires graduellement mobilisables de novembre à fin mars, dont 3.700 rien qu'à Paris. Le gouvernement assure avoir anticipé: 1.400 places doivent ouvrir dès cette semaine.
Face à l'hiver, la maire de Paris Anne Hidalgo avait annoncé mi-octobre l'ouverture de certains bâtiments municipaux aux sans-abri. Le gouvernement a promis de faire de même, au nom de "l'exemplarité de l'Etat". Les ministères doivent voir si certains bâtiments vides leur appartenant peuvent accueillir des SDF.
Un membre du Samu Social et deux sans-abri dans les locaux de l'organisation humanitaire, à Paris le 9 janvier 2017
AFP/Archives
Le gouvernement prévoit aussi d'investir cinq millions d'euros pour augmenter le nombre de maraudes, essentielles pour approcher nombre de SDF qui ne sollicitent jamais d'hébergement d'urgence.
- Dispositif "sous-dimensionné" -
Face à ce plan, les associations d'aide aux sans-abri ne sont qu'à demi-convaincues.
"Le dispositif est encore sous-dimensionné" estime Eric Pliez, président du Samu social de Paris. "Renforcer les maraudes, c'est une bonne démarche": dans la rue, une majorité de SDF n'appellent pas le 115.
Mais s'ils entrent en hébergement d'urgence, comment gérer ce nouveau public avec un nombre de places égal à l'an dernier? "Ca va mettre tout le monde au pied du mur", craint-il alors qu'il y a de plus en plus de familles à la rue qui appellent à l'aide.
A la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), qui rassemble 800 associations gérant 80 % des centres d'hébergement, on salue une "mobilisation de l'Etat plus précoce que les années passées".
Mais "il faut sortir de la gestion au thermomètre: l'été, il y a autant de demandes d'hébergement et la mortalité des sans-abri est aussi importante qu'en hiver", martèle son directeur Florent Gueguen.
En fin d'hiver dernier, le gouvernement avait décidé de pérenniser 5.000 places temporaires du plan grand froid. Malgré cela, 36% des pensionnaires de l'hébergement d'hiver ont été remis à la rue au printemps, selon lui.
Pour 2019, "il n'y a aucun engagement du ministre pour pérenniser des places et la loi de finances ne prévoit pas les crédits pour le faire", regrette-t-il.
- Logement d'abord -
M. Denormandie préfère insister sur sa "politique du +logement d'abord+": il veut libérer des places d'hébergement d'urgence en offrant davantage de logements durables à des sans-abri. Selon son cabinet, 10.000 d'entre eux ont obtenu un logement social entre janvier et septembre, contre 8.500 l'an dernier sur la même période.
"Quand vous avez un abri, c'est bien. Quand vous n'avez pas d'adresse, c'est très compliqué pour vous réinsérer", a ajouté le ministre, en rappelant que certaines familles hébergées en hôtel le sont "depuis dix ans". Une autre enveloppe de cinq millions d'euros devra permettre d'accompagner ce public de l'hôtel vers un véritable logement.
Si elles saluent la démarche, les associations réclament des résultats. Et pointent des ambiguïtés budgétaires, derrière le volontarisme affiché. La FAS dénonce notamment la baisse des crédits pour les centres d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), qui accueillent des femmes victimes de violence, d'anciens détenus...
"On fait des économies sur l'hébergement digne et qualitatif, au profit de la mise à l'abri précaire", juge M. Gueguen.
Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.
La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.
En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.
Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».