Plan immigration: les principales mesures
Voici les principales mesures présentées mercredi par le gouvernement en matière de "politique d'immigration, d'asile et d...

Plan immigration: les principales mesures

Voici les principales mesures présentées mercredi par le gouvernement en matière de "politique d'immigration, d'asile et d...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Voici les principales mesures présentées mercredi par le gouvernement en matière de "politique d'immigration, d'asile et d'intégration":

IMMIGRATION ÉCONOMIQUE

- Des "objectifs quantitatifs ou des quotas" seront fixés pour "répondre aux besoins de main d’œuvre des entreprises". Ces quotas, qui fonctionneront comme un "référentiel quantitatif" ou "une fourchette", ne seront "pas limitatifs" et ils seront débattus chaque année au Parlement à partir de 2020.

- La liste des métiers en tension, permettant une délivrance simplifiée des titres de séjour, sera révisée chaque année.

COUVERTURE MÉDICALE

- Pour les immigrés arrivés avec un visa touristique, instauration d'un "délai de 3 mois de résidence en France" après expiration du visa pour accéder à l'Aide médicale d'État. Réduction de la couverture maladie à six mois (au lieu de 12) après l'expiration du titre de séjour ou le rejet de la demande d'asile. Un certain nombre de soins et traitements "non-urgents" ne seront plus pris en charge par l'AME.

- Pour lutter contre la fraude, les caisses d'assurance maladie auront accès au fichier Visabio compilant les demandes de visas. La demande d'AME devra se faire "sur comparution physique". Contrôles renforcés sur les dettes hospitalières et prises en charge antérieures par l'AME.

- Pour les demandeurs d'asile, "un délai de carence de trois mois est envisagé" pour accéder aux soins (à l'exclusion des soins d'urgence) pour "éviter le détournement de la demande d'asile dans le seul but d'obtenir la prise en charge" médicale.

DEMANDEURS D'ASILE

- Fin de la possibilité de cumuler rétroactivement Ada (Aide des demandeurs d'asile) et RSA (revenu social d'activité).

- 200 agents supplémentaires affectés à l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides), incité à traiter en priorité les demandes de ressortissants de pays d'origine sûre. Création d'une nouvelle chambre à la Cour nationale du droit d'asile (CNDA, où les déboutés peuvent faire appel).

ÉTUDIANTS, IMMIGRATION FAMILIALE...

- Attirer 500.000 "étudiants étrangers" d’ici 2027 pour "accentuer notre rayonnement international".

- Renforcer la lutte contre la fraude en matière d’immigration familiale (reconnaissance multiple de paternité...) même si "nous ne toucherons pas au regroupement familial".

IMMIGRATION IRRÉGULIÈRE

- Ouverture de trois nouveaux centres de rétention administrative.

- Application "dynamique" des mesures d'éloignement. Éloignement "des hommes condamnés pour violences sexuelles ou sexistes".

ACCUEIL, RÉFUGIES

- Évacuation "d'ici la fin de l'année" des campements dans le nord-est de Paris.

- Mobilisation de "16.000 logements" pour les réfugiés en 2020.

- Pour les mineurs non accompagnés (MNA), "dès janvier 2020" mécanisme d'incitation financière pour que les départements utilisent le fichier national, et révision des critères de répartition sur le territoire. Dès l'âge de 16 ou 17 ans, les MNA pourront demander que leur droit au séjour à la majorité soit examiné.

AIDE AU DÉVELOPPEMENT

- En faire "un levier au service" de la politique migratoire pour faciliter le retour vers leur pays des sans papiers expulsés.

- Présentation en 2020 d'un "projet de loi de programmation et d'orientation en matière de développement".

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Gare SNCF Toulouse MATABIAU
7min

Politique

« Rien n’a été prévu » : un rapport du Sénat dresse un bilan sévère sur l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence

Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.

Le