Plus de 200 parlementaires pour « un plan vélo ambitieux »
Plus de 200 parlementaires de différentes sensibilités politiques, dont les députés de la majorité Matthieu Orphelin et Barbara...

Plus de 200 parlementaires pour « un plan vélo ambitieux »

Plus de 200 parlementaires de différentes sensibilités politiques, dont les députés de la majorité Matthieu Orphelin et Barbara...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Plus de 200 parlementaires de différentes sensibilités politiques, dont les députés de la majorité Matthieu Orphelin et Barbara Pompili, signent dans le Journal du Dimanche une tribune appelant le gouvernement "à mener un grand plan vélo".

"Nous avons vingt ans de retard par rapport à d'autres pays européens", déplorent les signataires qui appellent "le gouvernement à mener un grand plan vélo dans le cadre de la future loi d'orientation des mobilités".

"Les collectivités locales prennent aujourd'hui une large part, mais ne peuvent pas porter à elles seules cet enjeu national", estiment-ils, soulignant qu'en France, "plus des deux-tiers des déplacements domicile-travail de moins de 5 kilomètres sont encore faits en voiture".

"Le tout-voiture est aujourd'hui dans une impasse", affirment-ils, jugeant qu''une volonté des pouvoirs publics d'investir dans des infrastructures est essentielle afin de développer l'usage du vélo". Les signataires réclament en particulier "le développement de liaisons dites +autoroutes vélo+ entre différents pôles de vie sur un même territoire".

Rappelant que le Conseil d'orientation des infrastructures a préconisé la mise en place d'un plan vélo de 350 millions sur 4 ans, ils estiment que cette enveloppe financière serait "un engagement fort à retranscrire dans la future loi d'orientation des mobilités".

Les signataires plaident en faveur de l'encouragement du vélo à assistance électrique ainsi que de la généralisation de l'indemnité kilométrique vélo "pour tous les employeurs privés et publics".

"Ce plan vélo doit être complet et s'accompagner de mesures de sécurité routière", soulignent-ils encore, rappelant que l'Assemblée nationale vient d'être endeuillée par l'accident mortel d'une collaboratrice, renversée à vélo.

Les députés constituent le gros du bataillon des signataires, parmi lesquels Amélie de Montchalin (LREM), Gilles Le Gendre (LREM) Sébastien Leclerc (LR), Marc Fesneau (MoDem), Delphine Batho (PS), Jean-Christophe Lagarde (UDI), Adrien Quattenens (LFI). On compte aussi quelques sénateurs, dont Françoise Cartron (PS) et Ronan Dantec (RDSE).

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Gare SNCF Toulouse MATABIAU
7min

Politique

« Rien n’a été prévu » : un rapport du Sénat dresse un bilan sévère sur l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence

Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.

Le