PMA: Morin appelle la droite et le centre à être « modernes »
Hervé Morin, président du mouvement les Centristes, a appelé dimanche la droite et le centre à être "modernes" sur la procréation...

PMA: Morin appelle la droite et le centre à être « modernes »

Hervé Morin, président du mouvement les Centristes, a appelé dimanche la droite et le centre à être "modernes" sur la procréation...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Hervé Morin, président du mouvement les Centristes, a appelé dimanche la droite et le centre à être "modernes" sur la procréation médicalement assistée (PMA) et sur les questions environnementales.

"A propos du débat sur la PMA, je vais en heurter quelques uns: notre famille politique a toujours eu deux trains de retard sur ces sujets", a lancé le président de la région Normandie, lors de la fête de la pomme à Epreville-en-Lieuvin (Eure), en présence de Dominique Bussereau, François Baroin et Gérard Larcher.

"Est-ce que sur la PACS et le mariage pour tous, on pourrait considérer que ça n'a pas eu les effets dévastateurs qu'on a évoqué sur la société française ? Est-ce qu'on pourrait se dire que sur la PMA on ne va pas à nouveau commettre la même erreur ? J'ai envie que nous soyons modernes sur ces sujets", a ajouté l'ancien ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy.

La loi bioéthique, qui prévoit l'élargissement de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules, doit être examinée à l'Assemblée nationale en septembre.

"Je ne crois pas à la mort de la droite et du centre", a assuré M. Morin. Mais "nous ne pouvons pas être que sur les questions d'identité, de laïcité, de sécurité, d'immigration", a-t-il estimé.

"La société française a évolué, il nous faut devenir modernes. Ce n'est pas parce qu'on est du centre ou de la droite qu'on n'est pas capable de parler d'environnement", a ajouté l'élu normand.

"Il est temps qu'on soit capable d'appréhender ces sujets. La conscience du pays est gigantesque sur ces sujets", a-t-il affirmé.

Sur la politique environnementale, "il n'y a pas un seul élément à mettre au bilan de la majorité gouvernementale" en dehors de la fermeture des centrales à charbon, a d'ailleurs jugé l'ancien ministre.

Évoquant les risques économiques, M. Morin a estimé que "ce qui nous attend en cas de récession mondiale, si nous n'avons pas de projet politique alternatif, c'est le chaos avec l'extrême droite au pouvoir".

Partager cet article

Dans la même thématique

French Prime Minister Sébastien Lecornu Chairs Crisis Cell in Marseille Over Heatwave
6min

Politique

« La chaleur monte encore d’un cran » : la canicule inquiète l’exécutif, entre feux de forêt record et passages aux urgences en hausse

Pour la première fois, le gouvernement a déployé ce vendredi le plan Orsec de lutte contre les catastrophes et accidents pour faire face aux chaleurs extrêmes dans les départements en vigilance rouge canicule. Les températures vont encore grimper ce week-end, renforçant les inquiétudes sur les fronts de l’hôpital et des feux de forêt.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le PS enterre la primaire ouverte et fragilise Olivier Faure

Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.

Le

Paris: Debat reforme des retraites au Senat
5min

Politique

Sénatoriales : Guillaume Gontard va quitter la présidence du groupe écologiste, après six années passées à sa tête

Après le prochain renouvellement sénatorial du 27 septembre prochain, Guillaume Gontard quittera la présidence du groupe écologiste qu'il occupe depuis 6 ans. L'élu de l'Isère n'est pas renouvelable, mais a décidé de passer la main à la rentrée prochaine. Il se dit fier du travail accompli et « d'avoir pu instaurer une parole écologiste qui compte » au sein de la Haute Assemblée.

Le