Policiers de Seine-Saint-Denis : « Ce type d’affaire n’arrive jamais au bon moment » note le directeur de la police nationale
À l’issue d’une audition au Sénat, le directeur général de la police nationale, Frédéric Veaux est revenu sur l’opération « mains propres » qui vise la compagnie de sécurisation et d'intervention (CSI) de Seine-Saint-Denis.

Policiers de Seine-Saint-Denis : « Ce type d’affaire n’arrive jamais au bon moment » note le directeur de la police nationale

À l’issue d’une audition au Sénat, le directeur général de la police nationale, Frédéric Veaux est revenu sur l’opération « mains propres » qui vise la compagnie de sécurisation et d'intervention (CSI) de Seine-Saint-Denis.
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« Ce ne sont pas quelques affaires qui arrivent ici où là qui peuvent remettre en cause cet engagement et ce dévouement (des policiers) ». À la sortie de son audition devant la mission d’information du Sénat sur les méthodes d'interpellation de la police et gendarmerie, Frédéric Veaux a livré un court commentaire sur l’affaire qui touche la compagnie de sécurisation et d'intervention (CSI) de Seine-Saint-Denis.

Violences, vols, falsifications de procès-verbaux et délits liés au trafic de stupéfiants… Lundi, six agents appartenant à cette CSI ont été placés en garde à vue lors d'un coup de filet mené par l'IGPN, la « police des polices », dans une enquête menée par un juge d'instruction de Bobigny, avec à la clef plusieurs perquisitions. Leur audition par les « bœuf-carottes » s'est poursuivie mardi. Le scandale s'annonce retentissant pour l'institution policière dont l'image est par ailleurs écornée depuis des mois par des accusations de violences.

« Ce type d’affaire n’arrive jamais au bon moment. De toute façon, pour les mesures de garde à vue, ce sont des affaires judiciaires qui relèvent d’un calendrier qui est fixé par l’autorité judiciaire et pour lequel le directeur général n’intervient absolument pas. Bien sûr, je les suis d’un point de vue administratif » a précisé Frédéric Veaux.

Le directeur général de la police nationale a également tenu à souligner « que les règles de déontologie » étaient appliquées avec « une très grande sévérité et une très grande rigueur ». « Pour autant, je ne veux pas que cette rigueur et cette sévérité masquent une réalité qui est celle d’un comportement tout à fait digne et responsable de la quasi-totalité des policiers de ce pays ».

Après la révélation de ce scandale, une partie de la CSI 93 va être dissoute.

 

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