Politique
Devant la commission d’enquête du Sénat sur les marges de la grande distribution et de ses fournisseurs, Grand Frais a présenté la singularité de son modèle. L'enseigne a aussi dû se défendre sur plusieurs fronts sensibles.
Le
Par Maud Larivière
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Jacques Mézard ministre de la Cohésion des territoires, et Julien Denormandie son secrétaire d’État, ont communiqué sur la politique de la ville à l’occasion du compte rendu du Conseil des ministres, mercredi. Au cœur de leur discours : les banlieues. « Nous avons déjà pris nombre de mesures » déclare le ministre, qui revient sur les dispositifs adoptés par le gouvernement pour remédier à la situation des quartiers prioritaires de la ville.
Un des objectifs de cette politique, « est d’accélérer les procédures, de faciliter les démarches du conseil administratif de l’Anru, et de passer de 24 ou 30 mois d’instruction, à moins d’un an, dans tous les cas » explique l’ancien sénateur. Il annonce également que le gouvernement vient de conclure le financement du Nouveau programme national de renouvellement urbain (Npnru). « C’est le passage de 5 à 10 milliards d’euros, essentiels pour relancer la construction et la rénovation urbaine » affirme-t-il. « C’est acté, c’est signé ».
Concernant le volet sécurité, le ministre de la Cohésion des territoires estime qu’il « y a des mesures à prendre » pour éviter que persiste une « situation intolérable » pour les habitants, et les liste :
Le volet éducatif n’est pas en reste. En coordination avec Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, des « mesures fortes » ont été prises, rappelle Jacques Mézard.
« C’est une politique globale » estime le ministre de la Cohésion des territoires, avant de préciser qu’« elle se déclinera de manière interministérielle ».
Le sénateur LR de Seine-Saint-Denis, Philippe Dallier, et le sénateur PS du Nord, Patrick Kanner, alertent sur l’urgence d’agir dans les quartiers populaires, lors d’une interview accordée au Parisien, mercredi.
« Nous n’avons toujours pas compris quelle était la vision globale du gouvernement » confie Patrick Kanner. « Il y a un double langage entre les principes affichés et les choix budgétaires et donc politiques qui sont mis en œuvre » commente Philippe Dallier qui ajoute : « Le gouvernement fait de l’homéopathie, alors que, comme le préconisait le rapport Borloo, c’est un traitement de choc qu’il aurait fallu. Car il y a le feu à la maison ! ». Tous deux sont d’accord sur le fait que c’est à l’État d’intervenir, et qu’il est le seul capable de « rétablir les conditions de l’égalité, en donnant plus à ceux qui ont moins ».
Leur cri d’alarme se traduit par un colloque, jeudi, au Sénat, intitulé : « Banlieues : pour un électrochoc républicain ».