Pour Dupont-Aignan, les « gilets jaunes doivent garder la pression »
Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, a estimé lundi que les "gilets jaunes doivent garder la pression" parce...

Pour Dupont-Aignan, les « gilets jaunes doivent garder la pression »

Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, a estimé lundi que les "gilets jaunes doivent garder la pression" parce...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, a estimé lundi que les "gilets jaunes doivent garder la pression" parce que "le compte n'y est pas du tout".

"Je ne crois pas (que ce soit la fin de la crise), parce que le compte n'y est pas du tout", a déclaré M. Dupont-Aignan sur France 2, en dénonçant "beaucoup de critiques très injustes sur les gilets jaunes".

"Je crois que les Français aspirent à une trêve. Pour autant, je pense que les gilets jaunes doivent garder la pression, notamment pour obtenir ce qui n'a pas été obtenu, et qui est mon obsession, la fin du gel des pensions de retraite, des prestations familiales", qui "condamne nos retraités, les familles françaises, à voir leur pouvoir d'achat réduit année après année", a-t-il dénoncé.

Le gouvernement a décidé de revenir sur la hausse de la CSG pour une partie des retraités mais pas sur la désindexation des pensions de retraite et allocations familiales sur l'inflation.

Nicolas Dupont-Aignan a aussi dénoncé les modalités de la hausse du Smic, estimant que le président de la République et le gouvernement "ont fait croire aux Français que tous les smicards vont voir augmenter de 100 euros leur salaire". "C'est faux et je regrette qu'on n'ait pas une augmentation générale des salaires", a-t-il ajouté.

Le gain de 100 euros net pour les salariés proches du Smic passera "par une hausse massive de la prime d'activité", a annoncé Edouard Philippe dans un entretien aux Echos publié dimanche soir. Cette hausse ne concernera donc pas tous les salariés au Smic car la prime d'activité tient compte de l'ensemble des revenus du ménage.

M. Dupont-Aignan, qui a déposé une proposition de loi sur le sujet il y a quelques mois, a aussi plaidé pour un "référendum d'initiative populaire sans le verrou parlementaire" et avec "500.000 signatures comme en Italie, comme en Suisse".

Le Premier ministre s'est déclaré favorable sur le principe à un référendum d'initiative citoyenne (RIC), une des principales revendications des "gilets jaunes", mais "pas dans n'importe quelles conditions".

Partager cet article

Dans la même thématique

Pour Dupont-Aignan, les « gilets jaunes doivent garder la pression »
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le