Pour Faure (PS), Macron « confond tous les rôles dans sa présidence »
Olivier Faure (PS), président du groupe Nouvelle Gauche à l'Assemblée, a décrit jeudi un Emmanuel Macron "qui confond tous les...

Pour Faure (PS), Macron « confond tous les rôles dans sa présidence »

Olivier Faure (PS), président du groupe Nouvelle Gauche à l'Assemblée, a décrit jeudi un Emmanuel Macron "qui confond tous les...
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Olivier Faure (PS), président du groupe Nouvelle Gauche à l'Assemblée, a décrit jeudi un Emmanuel Macron "qui confond tous les rôles dans sa présidence", tour à tour "chef d'état-major, ministre des Affaires étrangères et même ministre des relations avec le Parlement", après la démission du général Pierre de Villiers.

"Il y a aujourd'hui une espèce de volonté de considérer que tout procède de lui, exclusivement de lui. Il est chef d'état-major, il est ministre des Affaires étrangères, il est même ministre des relations avec le Parlement quand c'est lui qui rassemble ses troupes pour les remettre au carré avant l'examen de la loi sur la moralisation", a déclaré M. Faure sur LCI.

"Il confond finalement dans sa présidence tous les rôles, toutes les fonctions. C'est effectivement une hyperprésidence" dont "le principal défaut est de ne pas laisser place à l'altérité", a ajouté le député de Seine-et-Marne.

"Il y a un problème, il y a un sujet y compris dans la volonté d'humilier le chef d'état-major devant ses propres troupes à la veille du défilé militaire, ce qui est quand même assez inédit". Emmanuel Macron "rappelle à l'ordre de manière sèche quelqu'un qui s'est exprimé dans le cadre d'un huis clos devant une commission parlementaire". "Ca dit quelque chose sur Jupiter. Ca dit que Jupiter confond parfois autorité et autoritarisme", a-t-il jugé.

"La vraie façon d'être un chef respecté, c'est de respecter ses engagements. Pour pouvoir créer la confiance, il faut d'abord être un homme de parole. Et c'est ce qui manque aujourd'hui au chef de l'Etat".

Sur les efforts budgétaires, le président du groupe Nouvelle gauche a reproché au gouvernement de ne pas utiliser la "réserve de précaution de 13 milliards d'euros". "Ils annulent des crédits parce qu'ils font des choix politiques. Ils peuvent faire des choix politiques, c'est même leur légitimité. Mais ils ne les assument pas!".

"Sur le développement par exemple, ils suppriment 141 millions en considérant que ce n'est pas un budget prioritaire, ils auraient pu faire autrement, prendre dans la réserve de précaution", a-t-il dit.

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