Pour la dépénalisation, une « marche du cannabis »
Les partisans d'une dépénalisation de l'usage de cannabis défileront comme chaque année lors d'une "marche mondiale du cannabis"...

Pour la dépénalisation, une « marche du cannabis »

Les partisans d'une dépénalisation de l'usage de cannabis défileront comme chaque année lors d'une "marche mondiale du cannabis"...
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Les partisans d'une dépénalisation de l'usage de cannabis défileront comme chaque année lors d'une "marche mondiale du cannabis" avancée à samedi à Paris, "pour mettre la question au cœur du débat" avant le second tour de la présidentielle, ont annoncé vendredi les organisateurs.

La marche, qui se tient également régulièrement dans d'autres pays comme l'Espagne ou le Canada, sera organisée le 13 mai dans une douzaine d'autres villes en France.

"Nous avons avancé la date de la marche qui se tient habituellement début mai, pour mettre la question de la dépénalisation du cannabis au cœur du débat et nous rappeler au bon souvenir des candidats à la présidentielle avant le second tour", a expliqué Farid Ghéhiouèche, un des organisateurs de la marche et fondateur de Cannabis sans frontières.

Parmi les revendications récurrentes des marcheurs figurent la dépénalisation de la consommation, de la possession et de l'auto-production de cannabis pour usage personnel, mais aussi la défense du cannabis à usage thérapeutique.

En France, le cannabis est prohibé depuis 1970, avec des peines maximales encourues d'un an de prison et de 3.750 euros d'amende. Dans la pratique, si l'emprisonnement pour usage est exceptionnel, les amendes perdurent.

Donné par les sondages vainqueur du second tour devant la candidate du Front National Marine Le Pen, le candidat d'En Marche! Emmanuel Macron a proposé une modification de la loi de 1970 dans le sens d'une contraventionnalisation de la consommation.

Mais ce "n'est pas une solution", selon les organisateurs de la marche. "C'est encore une forme de pénalisation", or "nous sommes pour une dépénalisation de l'usage de toutes les drogues", insiste M. Ghéhiouèche.

Au cours du quinquennat qui s'achève, le président de la République François Hollande et son ancien premier ministre Manuel Valls, qui avait reconnu en janvier 2014 avoir "peut-être" fumé une fois du cannabis, se sont toujours prononcés pour le maintien de son interdiction.

Les associations défendent parallèlement l'idée d'une "filière éthique et solidaire pour encadrer la production et la distribution" et prônent le développement des Cannabis Social Clubs, ces groupements de personnes qui en produisent pour leur consommation personnelle, légalisés en Uruguay par exemple. En France, des tentatives pour officialiser ces clubs ont été interdites par la justice en 2013.

Selon les données de l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT), les Français figurent parmi les plus gros consommateurs de cannabis en Europe, notamment chez les jeunes.

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