Pour le MoDem, le référendum ne peut pas être « l’alpha et l’oméga du grand débat »
Le MoDem a estimé mardi que le référendum ne pouvait pas être "l'alpha et l'oméga du grand débat", tandis que pour le patron des...

Pour le MoDem, le référendum ne peut pas être « l’alpha et l’oméga du grand débat »

Le MoDem a estimé mardi que le référendum ne pouvait pas être "l'alpha et l'oméga du grand débat", tandis que pour le patron des...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le MoDem a estimé mardi que le référendum ne pouvait pas être "l'alpha et l'oméga du grand débat", tandis que pour le patron des députés centristes Patrick Mignola, une telle consultation peut "être une solution", mais "pas nécessairement le jour des européennes".

"On ne peut pas sortir du grand débat par un simple référendum", a estimé mardi lors d'un point-presse la porte-parole du MoDem, Sarah El Haïry.

"Un référendum plus tard (après les européennes, NDLR) ? Pourquoi pas, mais il y aura des réponses à trouver à court terme, à moyen terme et à long terme. Le référendum ne peut pas être l’alpha et l’oméga du grand débat", a jugé la députée de Loire-Atlantique.

"Les réponses doivent être diverses", a-t-elle jugé. "Ca peut passer par une réforme institutionnelle, de nouvelles lois, etc".

Reçu mardi matin à l'Elysée par Emmanuel Macron, le patron des députés MoDem Patrick Mignola a de son côté estimé que le référendum pouvait "être une solution", mais "pas nécessairement le jour des européennes".

"L'outil du référendum peut être intéressant pour répondre à certaines questions, mais quand les problèmes sont complexes on n'y répond pas forcément par des solutions simples", a dit le député de Savoie.

"Il faut aller au bout du débat. On a encore un mois et demi devant nous pour continuer à écouter les Français", a déclaré M. Mignola. "Il faut ouvrir toutes les portes et les fenêtres" et parler "des institutions parce que l'on a une crise de la représentation démocratique", mais "aussi d'économie, du social, de fiscalité, d'écologie..."

Selon le Journal du dimanche, le président Macron serait tenté de convoquer un tel référendum dès le 26 mai, jour des élections, mais cette hypothèse n'a pas la faveur de plusieurs membres de la majorité, dont le ministres des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

M. Mignola a été le premier des cinq responsables politiques devant être reçus dans la journée à l'Élysée par le chef de l'État dans le cadre de ses consultations du grand débat.

Emmanuel Macron doit recevoir successivement mardi Valérie Rabault, présidente du groupe Socialistes et apparentés à l'Assemblée, Jean-Christophe Lagarde (UDI, Agir et Indépendants), Bruno Retailleau (LR au Sénat) et André Chassaigne (PCF à l'Assemblée).

str-jri-pab-bpa/ggy/asm

Partager cet article

Dans la même thématique

Pour le MoDem, le référendum ne peut pas être « l’alpha et l’oméga du grand débat »
4min

Politique

Nouvelle-Calédonie : devant le Sénat, la ministre des Outre-mer détaille les avancées de l’accord Élysée-Oudinot 

Cet accord, soutenu par les principales formations politiques néo-calédoniennes, à l’exception du FLNKS, prévoit l'adoption d'un projet de loi constitutionnelle au printemps et le déploiement d’un plan de relance de 2,2 milliards d’euros sur quatre ans. Naïma Moutchou, la ministre des Outre-mer, était auditionnée au Sénat ce 22 janvier.

Le

Pour le MoDem, le référendum ne peut pas être « l’alpha et l’oméga du grand débat »
4min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote un texte vidé de sa substance, la gauche dénonce un « sabotage » de la droite

Dans la nuit, le Sénat a adopté la proposition de loi relative à l’aide à mourir mais en supprimant les deux articles phares, le principe de l’assistance à mourir et ses modalités, rendant le texte inopérant. La majorité sénatoriale s’est divisée sur la version rédigée par la commission des affaires sociales qui préconisait une version de compromis. Le patron de LR, Bruno Retailleau avait indiqué qu’il rejetterait le texte quelle que soit sa rédaction.

Le

Pour le MoDem, le référendum ne peut pas être « l’alpha et l’oméga du grand débat »
3min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote le principe « du droit opposable au soulagement » 

Le Sénat a voté en faveur « d’un droit opposable au soulagement » lors de l’examen de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. Après avoir rejeté l’article qui fixait les conditions, le Sénat est donc également revenu sur le principe de « l’assistance médicale à mourir », défendue par la commission des affaires sociales ». 

Le