Marine Le Pen, candidate Front national à la présidentielle, a accusé jeudi à Mirande (Gers) Emmanuel Macron et François Fillon d'être des "hologrammes", des candidats représentant les intérêts de "puissances d'argent, banques, multinationales".
"Nous devons beaucoup à Jean-Luc Mélenchon dans cette élection", car en utilisant un hologramme début février pour un meeting simultané à Lyon et Paris, "il a dit beaucoup de la vérité de cette campagne: nous n'avons à faire en réalité qu'à des hologrammes", a lancé la présidente du FN devant 700 à 800 partisans, lors d'une réunion publique dans la sous-préfecture du Gers.
Marine Le Pen, candidate Front national à la présidentielle, à Mirande (Gers) le 9 mars 2017
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"Ils se présentent à vous, vous croyez les avoir devant les yeux, mais en réalité, ils ne sont pas ceux qu'ils prétendent être. La vérité (...), c'est qu'ils font campagne pour eux-même bien sûr, mais, à travers eux, ils font campagne pour d'autres, dont ils taisent soigneusement le nom mais qui sont derrière, à la manœuvre", a accusé Mme Le Pen.
Ce "ne sont pas les intérêts des Français (...) Ils ne respectent pas les Français, ils les trahissent", a-t-elle poursuivi, évoquant des "conflits d'intérêt" ou du "trafic d'influence".
Mme Le Pen a ainsi dénoncé "l'emprise des puissances d'argent, des banques, des multinationales sur différents candidats".
Et de cibler aussitôt "la soumission de François Fillon au lobby des assureurs". "Quand on propose de privatiser une grande partie de la Sécu, c'est bien pour confier la santé des Français aux assureurs privés, et leur permettre de se faire du fric sur le dos de nos concitoyens, en particulier ceux frappés par la maladie", a-t-elle jugé.
Marine Le Pen, candidate Front national à la présidentielle, tient un bouquet de fleurs lors de son meeting à Mirande (Gers) le 9 mars 2017
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Elle s'en est aussi pris au "chouchou du système, M. Macron", qui "entretient des rapports pour le moins troubles à la haute finance, de même qu'il cultive des amitiés révélatrices avec les dirigeants des multinationales".
Son programme "est largement influencé par des acteurs importants, non pas de l'assurance mais de l'industrie du médicament", notamment selon elle les laboratoires Servier qui "paient le conseiller santé de M. Macron".
Mme Le Pen, qui refuse de se rendre à une convocation des juges vendredi en vue d'une possible mise en examen dans l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs concernant l'emploi d'assistants parlementaires européens, s'est inquiétée de l'utilisation de "tous les moyens, mêmes illégaux, mêmes immoraux, mêmes anti-démocratiques, même anti-républicains" contre son parti.
Environ 150 manifestants avaient accueilli Mme Le Pen à Mirande dans un concert de casseroles, encadrés par un important dispositif de gendarmerie.
Des partisans de Marine Le Pen, candidate Front national à la présidentielle, agitent des drapeaux lors de son meeting à Mirande (Gers) le 9 mars 2017
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La patronne du FN avait auparavant rencontré des agriculteurs, éleveurs, laitiers, céréaliers, etc. dans une ferme tenue par un militant FN à Loubersan.
Alors que le département est particulièrement touché par l'épizootie de la grippe aviaire, elle a dénoncé "l’État, lent, radin, (qui) ne semble que peu concerné par les drames humains qui se multiplient (...) et la filière au bord du précipice". "Les indemnisations doivent arriver vite", a demandé Mme Le Pen.
Trois parlementaires socialistes et une dizaine de conseillers départementaux du Gers se sont rendus de leur côté dans une autre exploitation agricole jeudi après-midi, en réponse à la présence de Mme Le Pen. "Nous ne sommes pas pour un Gers-xit, le Gers doit trop à l'UE", a déclaré l'un de ces parlementaires, Philippe Martin, par téléphone à l'AFP.
Alors qu’Edouard Philippe met sur la table la création d’une allocation familiale unique de 350 euros, Gabriel Attal se penche sur les familles monoparentales, quand Bruno Retailleau propose un revenu familial de 240 euros par mois dès le premier enfant, et Marine Le Pen la préférence nationale pour les familles françaises candidate à un HLM. L’écologiste Marine Tondelier propose elle un congé d’allaitement choisi et indemnisé. Revue de détails.
Alors que quelque 140 000 électeurs sont invités à exprimer leur préférence pour le premier tour de la primaire organisée à gauche, les opérations de vote sont perturbées depuis l’ouverture du scrutin ce vendredi matin. Les organisateurs font état d’une cyberattaque visant à saturer la plateforme de connexion. Les trois partis à l’origine de cette primaire, dont le Parti socialiste et Place publique, ont saisi la justice.
Dans le contre-budget du RN présenté cette semaine par Marine Le Pen et Jordan Bardella, figure une mesure passée relativement inaperçue. Elle vise à taxer l’embauche d’un étranger extra-communautaire de 1 000 euros par an. La mesure a suscité un fort rejet de la part des syndicats patronaux qui rappellent au RN le principe de réalité du marché du travail.
Dix-neuf jours après les premières mobilisations, les lycéens continuent de manifester pour dénoncer le manque de professeurs, la pression liée à Parcoursup ou encore la dégradation du bâti scolaire. Ce vendredi matin, les portes de 141 lycées sont restées fermées en raison des blocus. En début de semaine, entre 400 et 500 établissements étaient concernés par ces fermetures, selon le ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray.