Pour Mélenchon, imputer la crise de confiance aux élus est une « honte »
Prétendre que "le problème de la confiance" envers les élus dépendrait "du mauvais comportement des parlementaires" est "une...

Pour Mélenchon, imputer la crise de confiance aux élus est une « honte »

Prétendre que "le problème de la confiance" envers les élus dépendrait "du mauvais comportement des parlementaires" est "une...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Prétendre que "le problème de la confiance" envers les élus dépendrait "du mauvais comportement des parlementaires" est "une honte", a déclaré lundi le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, dont le groupe a défendu en vain des motions de rejet de projets de loi sur le sujet à l'Assemblée.

Pour M. Mélenchon, qui a dépeint les textes portés par la ministre de la Justice Nicole Belloubet comme un "potage", les lois de confiance sont nées "dans l'émotion du récit des turpitudes d'un candidat", allusion au candidat LR à la présidentielle François Fillon, mis en examen après la révélation d'emplois présumés fictifs de collaborateurs parlementaires accordés à des membres de sa famille.

"Le problème de la confiance du public, c'est-à-dire du peuple, dépendrait du comportement des parlementaires? Eh bien, je n'hésite pas à vous dire: c'est une honte que de le prétendre", a lancé le député des Bouches-du-Rhône. Cela participe d'un "populisme anti-parlementaire grossier", alors que "si notre société est malade des rapports de confiance, c'est parce que l'argent pourrit tout en son sein", selon lui.

Peu avant, l'Insoumis Bastien Lachaud avait aussi lancé une charge contre l'"oligarchie", jugeant que "le plus grand corrupteur est au pouvoir, c’est l’argent roi", dont "il n’est absolument pas question dans ce projet", craignant une loi qui "ne serve qu’à stigmatiser les élus".

"Il ne s'agit pas d'une loi de moralisation. C'est bien une loi qui pose un certain nombre de règles éthiques", a notamment répondu la ministre, estimant que certains points "intéressants" soulevés par les Insoumis "mériteraient d'être traités, mais pas ici et pas maintenant".

Tout en soulignant que "des engagements très importants ne sont pas tenus", Delphine Batho (Nouvelle Gauche) a dit la volonté des socialistes de débattre des textes, observant "qu'effectivement l'argent pourrit tout et aussi la politique" et jugeant que "la nécessité de s'en prendre aux agissements des corrupteurs n'excuse pas les turpitudes des corrompus".

Pour LR, Philippe Gosselin a aussi estimé que le texte n'était "ni l'alpha ni l'oméga" présenté, Philippe Gomès pour les Constructifs y voyant "un petit pas" mais "dans la bonne direction".

La motion de rejet a été écartée par 205 voix contre 23.

Une seconde motion, portée par l'Insoumise Danièle Obono, qui a épinglé notamment un "exercice de communication", a subi le même sort, par 201 voix contre 25.

parl-chl/ic/chr/mm

Partager cet article

Dans la même thématique

MUNICIPALES LE HAVRE : SOUTIENS A JEAN PAUL LECOQ
6min

Politique

Municipales 2026 : les communistes, « confiants et mobilisés » pour récupérer les bastions perdus

Pour les élections municipales, les communistes espèrent se maintenir à la tête des bastions qu’ils ont gardés en 2020 et reconquérir quelques villes perdues ici ou là, comme Nîmes, Le Havre ou Champigny-sur-Marne. L’issue de ce scrutin est cruciale pour le parti, à la peine dans les élections nationales mais résistant dans les élections locales.

Le

Illustration of the posters for the first round of the municipal elections in Paris
8min

Politique

Quadrangulaires, quinquangulaires… Comment l’émiettement du paysage politique rebat les cartes des municipales

DECRYPTAGE - Après les duels classiques, place aux quadrangulaires et quinquangulaires. La fracturation politique menace désormais de percuter les élections municipales. À quelques jours du vote, de Paris à Marseille, en passant par Lille, Bordeaux ou Strasbourg, les sondages annoncent un nombre record de listes susceptibles de se qualifier pour le second tour dans les grandes villes. Une situation qui rebat les cartes du pouvoir local et interroge les règles du scrutin.

Le

Michel Barnier, le jeudi 12 mars 2026
4min

Politique

Municipales à Paris : « Il n’y aura pas d’alliance de parti à parti » entre Sarah Knafo et Rachida Dati, exhorte Michel Barnier

Soutien de Rachida Dati, le député des Républicains estime qu’elle symbolise le mieux l’alternance à la mairie de Paris. Invité dans l’émission Bonjour chez vous, Michel Barnier rejette toute alliance avec Sarah Knafo, mais estime qu’« il faut qu’au deuxième tour, tout le monde se retrouve derrière Dati ». A Pierre-Yves Bournazel (Horizons) et à Sarah Knafo de « prendre leurs responsabilités ».

Le