Pour Nathalie Arthaud, Fillon ne mesure pas le « décalage » entre ses actes et la « galère » de millions de Français
Invitée de Territoires d’Infos sur Public Sénat et Sud radio, la candidate Lutte Ouvrière à l’élection présidentielle Nathalie Arthaud a fustigé « l’indécence » de François Fillon qui rassemblait ses soutiens à Paris ce week-end.

Pour Nathalie Arthaud, Fillon ne mesure pas le « décalage » entre ses actes et la « galère » de millions de Français

Invitée de Territoires d’Infos sur Public Sénat et Sud radio, la candidate Lutte Ouvrière à l’élection présidentielle Nathalie Arthaud a fustigé « l’indécence » de François Fillon qui rassemblait ses soutiens à Paris ce week-end.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Quand il se pose, comme ça en victime, quand il ne mesure pas le décalage qu’il y a entre ses actes et la galère qui est vécue au quotidien par des millions de femmes et d’hommes pour qui un salaire de 4000 euros est un rêve. Un emploi, même, est un rêve. Donc, il y a une grande colère et un sentiment d’indécence » a-t-elle estimé au lendemain d’un rassemblement de soutiens à François Fillon, place du Trocadéro.

La candidate LO a également écarté la possibilité d’une alliance avec Philippe Poutou (NPA) à la présidentielle estimant ne pas être favorable « aux mariages forcés. « Nous avons des différences, y compris sur cette campagne, a-t-elle expliqué. Je veux faire campagne sur les intérêts des travailleurs, sur la conscience de classe, la lutte nécessaire que les ouvriers ont à mener pour que leurs intérêts soient défendus. ».

Nathalie Arthaud milite pour l’interdiction des licenciements dans les « grands groupes capitalistes » par une loi et « un salaire minimum de 1800 euros nets par mois, pour les femmes et les hommes ».

Enfin, Nathalie Arthaud propose que les travailleurs ne payent pas d’impôts sur leur salaire et souhaite la création d’un impôt sur le capital des «  21 milliardaires » qui vivent en France.

Partager cet article

Dans la même thématique

Pour Nathalie Arthaud, Fillon ne mesure pas le « décalage » entre ses actes et la « galère » de millions de Français
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le