Laurent Wauquiez, favori de l'élection à la présidence des Républicains, dénonce "le désert de l'âme" chez Emmanuel Macron qui, selon lui, n'a pas "d'amour charnel pour la France" mais une "haine de la province", dans un entretien au Journal du Dimanche.
Invité à dresser le portrait du chef de l'Etat, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes admet qu'"incontestablement", il fait partie des "gens audacieux qui imposent leur chance" et qu'il a "du respect pour cette force", avant de se livrer à une attaque en règle d'Emmanuel Macron.
"Ce qui me frappe chez lui, c’est le désert de l’âme", "il n’est porté que par un seul projet: lui-même", lâche Laurent Wauquiez. "Contrairement à ce qui émanait d’un Pompidou, d’un Giscard, d’un Mitterrand, d’un Chirac, d’un Sarkozy ou même, à sa façon, de Hollande le Corrézien, je ne sens pas chez Macron un amour charnel pour la France".
Chez le président "il y a de la morgue", celle "de l’enfant capricieux et de l’adulte arrogant", ajoute-t-il en jugeant qu'il "oppose les générations et divise les Français en deux catégories: ceux qui réussissent et +ceux qui ne sont rien+".
Affirmant qu'il est "le plus parisien des présidents qu’on n'ait jamais eu", il l'accuse d'être "hanté par une haine de la province".
Laurent Wauquiez lors d'un meeting politique à Souvigny-en-Sologne le 30 septembre 2017
AFP/Archives
"Il s’aime tant, et il a tellement besoin que ça s’incarne dans une série d’images, de louanges, qu’il ne supporte pas la contradiction des médias. Il a construit un gouvernement dans lequel personne ne doit lui faire d’ombre ; il a mis quelqu’un à Matignon mais en fait il n’y a pas de Premier ministre", ajoute M. Wauquiez.
M. Macron n'a en outre, selon lui, "pas de projet pour la France". "Bien sûr que chez tout politique l’ego est sur-dilaté, mais lui est passé de l’autre côté du miroir".
"Il dit n’être ni de droite ni de gauche et je pense que c’est profondément vrai. C’est un vide", insiste l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy. "Il y a du romanesque chez Macron, mais c’est le romanesque de Bel Ami, celui de Rastignac (...) C’est un romanesque desséché qui a fait le choix de croire que la gestion de la France est uniquement comptable", juge-t-il encore.
Invité de notre matinale, Pierre Jouvet a critiqué les prises de position récentes de Jean-Luc Mélenchon et a appelé les militants et élus Insoumis à se désolidariser des propos de leur leader politique. A l’approche des municipales, le PS exclut des alliances avec des Insoumis « qui ne condamnent pas les propos de Jean-Luc Mélenchon. »
Pour les élections municipales, les deux tiers des communes connaissent déjà le nom de leur maire, car une seule liste a été déposée en préfecture. « C’est à cause de la transformation du mode de scrutin », qui généralise les listes paritaires pour les communes de moins de 1000 habitants, explique le sénateur PS Eric Kerrouche. Ne pas avoir le choix « n’est pas bon pour la démocratie », pointe le sénateur Horizons Franck Dhersin. Mais pour le socialiste, « ça systématise quelque chose qui était là auparavant ».
Les huit principaux candidats à l’élection municipale de Brest ont débattu sur Public Sénat, en partenariat avec Tébéo et Le Télégramme. Du débat sur la création d’une police municipale, jusqu’à l’enclavement de la ville en passant par la crise du logement que connaît Brest, retrouvez les échanges entre les candidats.
Après un week-end de tâtonnements, l’administration américaine et Donald Trump a finalement employé le terme de « guerre » pour qualifier l’intervention américaine en Iran. Une loi de 1973, permet certes au Président américain de déclencher une intervention militaire limitée, mais selon la Constitution, seul le Congrès a le pouvoir de déclarer la guerre. Deux résolutions vont être examinées au Congrès cette semaine pour tenter de limiter les pouvoirs de l’exécutif. Sans chances de succès, pour le moment. Explications.