A un mois de l'élection du prochain président du Medef, les deux favoris enclenchent la vitesse supérieure afin de rafler le maximum de soutiens...
Présidence du Medef: les deux favoris passent la vitesse supérieure
A un mois de l'élection du prochain président du Medef, les deux favoris enclenchent la vitesse supérieure afin de rafler le maximum de soutiens...
Par Eleonore DERMY
Temps de lecture :
4 min
Publié le
A un mois de l'élection du prochain président du Medef, les deux favoris enclenchent la vitesse supérieure afin de rafler le maximum de soutiens au sein des fédérations patronales.
Alexandre Saubot, candidat à la présidence du Medef
AFP/Archives
Ils ne sont désormais plus que cinq à briguer la succession de Pierre Gattaz à la tête de la principale organisation patronale française: vendredi soir, la seule femme qui prétendait au poste, Dominique Carlac'h, a annoncé rallier Geoffroy Roux de Bézieux.
Alexandre Saubot, candidat à la présidence du Medef
AFP/Archives
"Le Medef a besoin d'un président charismatique qui incarne notre époque: c'est-à-dire la création de valeur, l'agilité entrepreneuriale et l'économie 4.0", a-t-elle estimé dans les colonnes du Figaro.
Restent donc en lice, outre le patron de Notus Technologies Geoffroy Roux de Bézieux, celui du groupe familial industrielle Haulotte Alexandre Saubot, et les patrons de Medef territoriaux Patrick Martin (Auvergne-Rhône-Alpes), Frédéric Motte (Hauts-de-France), et Olivier Klotz (Alsace).
Mais le match se joue désormais surtout entre les deux premiers, tous deux poids lourds de l'organisation patronale où ils ont oeuvré ces dernières années comme vice-présidents, M. Roux de Bézieux étant chargé du pôle économie et M. Saubot du pôle social. Lors de l'audition lundi à huis clos des candidats devant le conseil exécutif du Medef, ils ont conforté leur auditoire dans l'idée qu'ils étaient bien les favoris, selon des membres de l'instance présents lors de l'événement.
Ces derniers jours, une nouvelle dynamique a été lancée dans la campagne avec l'annonce des premiers soutiens de fédérations.
La Fédération nationale des travaux publics (FNTP) a ouvert le bal en fin de semaine dernière, en annonçant soutenir Alexandre Saubot. Deux jours plus tard, la puissante fédération de la métallurgie, l'UIMM - présidée jusqu'en avril par ce dernier - lui emboîtait le pas.
M. Saubot a aussi rallié à sa cause la Fédération bancaire française (FBF). A elles trois, ces fédérations représentent 78 voix au sein de l'Assemblée générale.
- Pronostic difficile -
De son côté, M. Roux de Bézieux a obtenu le soutien de la Fédération des services aux particuliers (FESP), qui dispose d'une voix, et surtout de la Fédération française des assureurs (FFA), qui représente 33 voix.
Le candidat, un investisseur très engagé dans le numérique qui a obtenu le soutien de 100 patrons de la French Tech, devrait aussi compter sur la "majorité" des 16 voix du Syntec, la fédération qui regroupe notamment les professions de l'ingénierie, du numérique, des études et du conseil, selon sa présidente, Viviane Chaine-Ribeiro. "A titre personnel, je soutiens Geoffroy Roux de Bézieux", a-t-elle par ailleurs déclaré à l'AFP.
Mais pour rallier à lui une partie du secteur des services, l'entourage d'Alexandre Saubot a fait savoir que si ce dernier était élu, il choisirait pour numéro deux le président de The Adecco Group en France, Christophe Catoir, issu de Prism'Emploi, la fédération des professionnels et du recrutement.
D'autres grosses fédérations, à l'image de la Fédération française du bâtiment (FFB), ou de la Fédération française des industries de santé (FEFIS) n'ont pour leur part pas encore annoncé leur préférence. La FFB doit pour sa part se décider le 14 juin.
La bataille se joue simultanément au niveau des fédérations territoriales, qui ont aussi des voix à l'Assemblée générale: 25 présidents de Medef territoriaux et régionaux ont déjà annoncé leur soutien à M. Roux de Bézieux.
Dans ce contexte, les trois autres candidats, issus des territoires, devraient être assidûment courtisés. "Cette semaine va être importante en termes de ralliements", pronostique Thibault Lanxade, proche du patron de Notus Technologies.
Contrairement aux députés, les sénateurs ne sont pas élus directement par les citoyens. Leur désignation repose sur un suffrage universel indirect exercé par près de 162 000 grands électeurs, majoritairement issus des conseils municipaux. Un mécanisme central de la représentation des territoires, souvent méconnu du grand public.
Que reste-t-il des promesses électorales d’Emmanuel Macron ? Alors que le second quinquennat s’achève, Public Sénat profite de la pause estivale pour passer au crible les principaux engagements pris par le chef de l’Etat lors de ses deux campagnes présidentielles, en 2017 et 2022. Au menu de ce premier épisode : le Service national universel (SNU), un programme d’engagement au service de la nation, à l’attention des jeunes, et directement inspiré du service militaire.
Les promeneurs, touristes ou Parisiens qui déambulent sur le parvis de Notre-Dame, s’imaginent-ils qu’à quelques pas de là se dressait au Moyen Âge, l’une des plus somptueuses résidences d’Europe ? Et surtout, comment, six siècles plus tard, le tout premier palais de nos rois, bâti sur l’île de la Cité, au beau milieu de la capitale, a-t-il pu devenir ce fantôme de l’Histoire ? Dans son documentaire Le mystère du palais disparu, Stéphane Jacques retrace l’enquête menée par un trio de scientifiques spécialistes de la reconstitution numérique.
Grandir dans l’ombre du pouvoir oblige à se construire autrement, a fortiori lorsque votre existence relève du secret d’Etat. Mazarine Pingeot, « fille cachée » de François Mitterrand y est parvenue. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, la philosophe publie ces jours-ci Inappropriable (ed. Climats Flammarion), un essai ambitieux sur la relation entre l’homme et l'intelligence artificielle. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle revient sur une enfance hors du commun.