Présidentielle 2017 : Delevoye, Aliot, invités de l’Epreuve de vérité
A l’occasion de la présidentielle 2017, Jean-Paul Delevoye et Louis Aliot, soutiens respectifs d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen, sont les invités de ce numéro spécial de l’Epreuve de vérité.

Présidentielle 2017 : Delevoye, Aliot, invités de l’Epreuve de vérité

A l’occasion de la présidentielle 2017, Jean-Paul Delevoye et Louis Aliot, soutiens respectifs d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen, sont les invités de ce numéro spécial de l’Epreuve de vérité.
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Jean-Paul Delevoye

Jean-Paul Delevoye, président de la Commission nationale d'investiture d’En Marche ! a déclaré que la quasi-totalité des candidats investis pour les législatives était choisie : « Nous sommes à plus de 500 circonscriptions qui ont été étudiées ». Pour participer à la future majorité que souhaite incarner Emmanuel Macron, tout candidat doit adhérer au mouvement En Marche ! C’est la base pour Jean-Paul Delevoye qui s’adresse directement aux politiques intéressés : « Nous disons, c’est votre choix et vous en assumez les conséquences. Nous proposons un projet présidentiel, incarné par un président. Si vous décidez de le soutenir, vous adhérez à En Marche ! (…) Si vous décidez de restez dans vos appareils politiques (…), nous mettrons un candidat en face de vous ». Et lorsque Marine Le Pen affirme que ce sera du « recyclage » de socialistes, l’ancien ministre chiraquien balaye la critique en estimant qu’il ne s’agit que d’« un cliché » : « Nous ne demandons à personne de renier son passé. Mais nous demandons également de ne pas en être prisonnier » ajoute-il.

Jean-Paul Delevoye
01:49

Pour Jean-Paul Delevoye, Emmanuel Macron « a une méthode et une cohérence » : « Il a fixé un cap (…) et a proposé un programme qui rassemble et la droite et la gauche ». Et l’idée de gouverner par ordonnance dès cet été, comme cela a été dit, et beaucoup critiqué à droite comme à gauche, ne pose aucun problème à l’ancien médiateur de la République : « Il y a une urgence dans les six mois à faire en sorte que très rapidement nous puissions créer un choc permettant d’enclencher une machine permettant de redonner une confiance ».

Comme Xavier Bertrand, le président (LR) des Hauts de France, Jean-Paul Delevoye souhaite qu’Emmanuel Macron « parle à la France populaire » : « Notre pays est en train de se fragmenter, de se déchirer (…) Le besoin est d’apaiser et de rassembler ».

Alors que deux tiers des militants de la France insoumise ont choisi l’abstention ou le vote blanc, lors d’une consultation sur la conduite à avoir pour le second tour de la présidentielle, Jean-Paul Delevoye ne croie pas qu’il s’agisse d’un reflet de la société : « C’est tout à fait normal que la partie la plus mobilisée d’un électorat très radicalisé s’exprime de façon extrêmement importante ». En revanche, les mots sont plus durs en direction  de Jean-Luc Mélenchon, « prisonnier d’un électorat » et qui « n’ose pas affirmer ce qu’est aujourd’hui l’intérêt de la France ».

Louis Aliot

Louis Aliot, le vice-président du Front National, a lui aussi réagi aux chiffres concernant le choix des militants de la France insoumise, consultés via Internet, dont un tiers seulement ira voter Emmanuel Macron : « C’est un électorat (…) assez logique avec lui-même ». Pour le député européen, « c’est très sain » et cela montre que les militants ne vont pas « à la soupe » en votant pour ceux qu’ils avaient critiqué avant le premier tour.

Quant à la position plutôt floue de Marine Le Pen concernant la sortie de l’euro, Louis Aliot ne s’en écarte pas non plus indiquant seulement que « le problème de l’euro n’est que l’un des problèmes de l’Europe ». En revanche, pour le vice-président du Front National, l’important est de « s’engager tout de suite dans la négociation des nouveaux traités avec l’Union européenne et les partenaires européens », l’idée étant de « refonder l’Europe ».

 

Louis Aliot
00:47

Interrogé sur le soutient à Emmanuel Macron, du Comité national de liaison des harkis, rassemblant 150 présidents d’associations harkies, Louis Aliot est amère : « Honte à eux. Macron est allé à Alger devant les bourreaux de leurs pères, dire que la France avait commis des crimes contre l’humanité (…) Moi je sais très bien que les harkis, le plus souvent votent pour nous ».

Pour conclure l’émission, le vice-président est revenu sur l’apparition de Jean-Marie Le Pen, au pied de la statue de Jeanne d’Arc lors du 1er mai : « Je ne comprends pas qu’un homme qui a eu cette vie politique si riche (…), qui est un patriote, un vrai, en arrive aujourd’hui à une situation qui me paraît un peu pathétique ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le

France Vivendi Bollore
5min

Politique

Tribune anti-Bolloré :  Maxime Saada, patron de Canal + nie toute « liste noire »

Même si le président du directoire de Canal+ réfute toute « liste noir », il affirme que le groupe tiendra désormais compte de « la considération portée à Canal+ » dans ses choix de financement. Des propos qui ravivent les tensions avec une partie du monde du cinéma, mobilisée contre l’influence de Vincent Bolloré.

Le

Cour d appel et d ‘assises de Lyon
6min

Politique

Le procès « French Bukkake » aux assises : « Le but est de reconnaître toute la dimension criminelle de l’industrie pornographique », se félicite Laurence Rossignol

Le premier grand procès de l’industrie pornographique se tiendra finalement devant les assises et non devant une cour criminelle départementale. Une victoire pour la cinquantaine de victimes de la plateforme French Bukkake. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a retenu le caractère sexiste et raciste des viols, tout comme l’avait relevé le rapport de la mission d’information du Sénat sur les dérives de l’industrie pornographique remis en 2022.

Le